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Rythmes scolaires : le maire de Gap sonde les parents en vue d’un possible report

Dans un courrier daté du 23 mai et adressé aux parents d’élèves de la ville, le maire de Gap, Roger Didier, leur demande de lui faire connaître leur avis sur la mise en œuvre de la réforme des rythmes scolaires. Le questionnaire, qu’ils sont invités à retourner avant le 6 juin à l’aide d’une enveloppe pré-affranchie, porte sur trois points. En premier lieu, les parents d’élèves doivent indiquer s’ils sont favorables à la mise en œuvre des nouveaux rythmes scolaires dès septembre 2014 ou au report d’une année. Le deuxième point concerne l’organisation des activités périscolaires : soit une séance de 45 minutes tous les après-midi (lundi, mardi, jeudi, vendredi), soit un regroupement de toutes les activités sur un seul après-midi, comme le permet le décret d’assouplissement du nouveau ministre de l’Education nationale, Benoît Hamon. Enfin, la troisième question porte sur le financement des activités périscolaires : la mairie demande aux parents de choisir entre la réduction du « niveau de certaines prestations ou investissements » de la Ville ou une participation financière des familles, « à l’instar de la Ville de Lyon ».

Dans le courrier qui accompagne ce questionnaire, Roger Didier rappelle qu’il a organisé fin 2013-début 2014 une concertation dans les différents groupes scolaires de Gap. « Cette concertation nous a permis -sans faire l’unanimité- de dégager quelques orientations nous permettant de travailler sur un projet d’horaires et un projet de contenu des activités périscolaires », écrit le maire de Gap. Rappelons que la Ville de Gap n’avait pas répondu au Dasen (Directeur académique des services de l’Education nationale), qui avait donc arrêté les nouveaux horaires des écoles de Gap d’autorité.

Tout en reconnaissant « l’objectif initial louable dans l’intérêt de l’enfant » de cette réforme, le maire de Gap souligne ses conséquences budgétaires, qu’il évalue « entre 950.000 et un million d’euros », dont 650.000 à 700.000€ à la charge de la Ville. « Une telle dépense aura forcément des conséquences sur le budget municipal », explique Roger Didier.

Dans un communiqué publié ce lundi, Jean-Claude Eyraud (groupe Gauche-Tous capables) déplore que « le conseil municipal (n’ait) toujours pas délibéré sur la réforme des rythmes scolaires, sur le cadre horaire et sur le projet éducatif territorial. Gap est la seule commune des Hautes-Alpes dans cette situation. » Il dénonce aussi l’envoi de ce nouveau questionnaire, « sans concertation ». « Pourquoi ? », s’interroge le conseiller municipal d’opposition. Le maire « chercherait-il un prétexte pour ne pas appliquer cette réforme, mettant ainsi la commune de Gap hors la loi alors que le « décret Hamon », publié le 8 mai 2014, réaffirme « les cinq matinées de classe, correspondant aux pics de vigilance des enfants, demeurent obligatoires dans toutes les écoles et pour tous les élèves, afin de permettre les apprentissages fondamentaux dans les meilleures conditions » ? »


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