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Grève à la SNCF

SNCF : les cheminots des Alpes du Sud reconduisent la grève

Les cheminots des Alpes du Sud, réunis en assemblée générale, ce lundi matin devant le gare de Gap, ont reconduit la grève pour 24 heures. 52 grévistes ont voté en faveur d’un septième jour d’arrêt de travail et 4 pour la reprise du travail. De nouvelles assemblées générales, décentralisées cette fois-ci, auront lieu ce mardi matin à Gap, Briançon et La Brillanne. Ce lundi, seuls quatre trains circulent dans les Hautes-Alpes : deux entre Gap (ou Veynes-Dévoluy) et Briançon (un dans chaque sens) et deux entre Marseille et Briançon (un dans chaque sens).

Les syndicats CGT, Sud-Rail, FO et First appelaient les cheminots à la poursuite de la grève afin d’obtenir le retrait du projet de loi visant à restructurer la SNCF et RFF (Réseau ferré de France). Selon les syndicats, le taux de grévistes était de 33%, toutes catégories confondues, ce week-end, en Provence-Alpes-Côte d’Azur.

« Depuis vendredi, il n’y a pas eu de grosses avancées », a indiqué aux grévistes le secrétaire du syndicat CGT, Stéphane Payan. « Le gouvernement et la direction de la SNCF ont une position dogmatique et refusent de prendre en compte nos revendications. »

Pour Luc Héritier (Sud-Rail), « le projet de loi va au-delà de ce que demande l’Europe. Ce n’est pas véritablement une question de concurrence puisque les autres acteurs du transport sont contrôlés par la Caisse des dépôts et consignations (CDC), c’est-à-dire l’Etat. Il s’agit de dumping social pour permettre aux autres entreprises de transports de sortir des acquis de notre convention collective. » Un représentant de FO a d’ailleurs évoqué la deuxième semaine de grève des cheminots suédois : « Les trains régionaux suédois ont été ouverts à la concurrence et les compagnies privées veulent créer un contrat sans minima sociaux, pour payer les gens à la tâche. »

Stéphane Payan a évoqué la rencontre des grévistes avec la députée (PS), Karine Berger, et l’entretien téléphonique que les syndicats ont eu dans le week-end avec le député (PRG) Joël Giraud, qui a déposé plusieurs amendements au projet de loi du gouvernement. Pour ce qui est de Karine Berger, « elle nous a écoutés mais pas entendus », a estimé M. Payan. « Elle nous a dit : « Ne me demandez pas de ne pas voter le texte ». Elle nous a dit qu’elle prendrait connaissance de notre dossier et qu’elle envisagerait éventuellement des amendements, mais ce n’est pas ce qu’on demande. Trois entreprises différentes, ça ne nous convient pas. »

Dans un communiqué, Mme Berger précise qu’elle sera « vigilante lors des débats sur la question de la gouvernance unique intégrée des trois entités créées » et qu’elle « s’opposera toujours à la transformation en société anonyme précurseur d’une ouverture de capital à des fonds privés. Le ferroviaire remplit des missions de service public et doit à ce titre rester à 100% dans le public. »


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