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Politique de la ville

Gap : les Côteaux-du-Forest, zone prioritaire pour la politique de la ville

La ministre des Droits des femmes, de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, Najat Vallaud-Belkacem, a dévoilé, ce mardi, la nouvelle carte des quartiers prioritaires de la politique de la ville. La ville de Gap a été retenue au titre de ce dispositif, et plus particulièrement le quartier des Côteaux-du-Forest. 1300 quartiers et 700 communes sont retenus par le gouvernement en fonction de la pauvreté de la population qui y réside. Il s’agit de zones déterminées par l’Insee où plus de la moitié de la population vit avec moins de 11.250 euros par an, soit 60% du revenu médian national (avec une pondération selon le niveau de vie dans l’agglomération).

Le préfet doit engager une concertation avec le maire de Gap et président de la communauté d’agglomération pour définir les contours précis et définitifs du quartier prioritaire, « en s’attachant aux quartiers vécus », indique le ministère. L’objectif est d’aboutir d’ici septembre, sachant que la carte définitive des cartes sera publiée en octobre par le gouvernement.

Un contrat de ville sera ensuite conclu avec la communauté d’agglomération du Gapençais. « L’emploi des jeunes en sera la priorité centrale, avec un soutien particulier à la création d’entreprise », indique le ministère chargé de la Ville. « Répondant à une problématique objectivement identifiée, la sortie de la pauvreté des mères isolées sera une des priorités des contrats de ville, avec des programmes innovants pour l’accueil des enfants et l’accompagnement des familles. Enfin, une attention particulière sera accordée aux problématiques de qualité de vie au quotidien rencontrées par les habitants notamment dans les HLM, ascenseurs en panne, parties communes dégradées, nuisances sonores… Les bailleurs sociaux s’engageront, à la demande de la ministre, sur des niveaux de service minimum et les préfets devront construire des mécanismes permettant de suivre ces engagements, y compris en recevant des réclamations. »

Dans un communiqué, la députée Karine Berger se félicite que la ville de Gap continue à « bénéficier des aides de l’Etat en raison de la grande pauvreté criante dans certains quartiers. L’ensemble des acteurs (ville de Gap, CCAS, Conseil général, Conseil régional, associations de quartier…) devront se mobiliser pour définir ensemble le périmètre le plus pertinent afin de rendre ces aides les plus efficaces possibles pour améliorer la vie quotidienne des Gapençais déjà pénalisés sur le plan économique. »