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Palais de justice (2)

Gap : rassemblement ce mercredi contre des expulsions de familles sans-papiers

25 Juin 2014 - 10:23

Un rassemblement, suivi d’un « pique-nique solidaire », contre l’expulsion de plusieurs familles sans-papiers est organisé ce mercredi 25 juin à 12 heures devant le palais de justice de Gap. Le collectif réunit notamment la Cimade, RESF, le Codex 05, E’Changeons le Monde, Europe Ecologie-Les Verts, le PCF, le NPA, la FCPE, le Snes-FSU, Solidaires, Sud Education, l’UD-CGT, Solidarité Maroc et le collectif citoyen d’aide aux étrangers. Il demande à être reçu par le préfet pour évoquer avec lui les cas de ces familles. Le 10 mai dernier, 70 personnes avaient participé à une première manifestation à Gap.

Plusieurs situations, concernant en particulier des femmes, sont dénoncées par le collectif.

Celui d’une femme arménienne, qui serait en France depuis trois ans, et dont le fils de 16 ans, scolarisé en collège, est Moldave. « Ils ne sont pas expulsables dans le même pays. Comment l’Etat français peut-il envisager de les expulser, et donc de les séparer ? »

Le collectif met également en avant le cas d’une femme algérienne, en France depuis trois ans. « Elle a fui une famille intégriste et un homme violent qui l’enfermait. Son fils est né en France. Elle est parfaitement francophone, a des sœurs françaises et s’est intégrée par le bénévolat. La renvoyer en Algérie, c’est lui enlever son enfant, comment peut-on laisser faire ça? »

Ou encore celui d’une femme béninoise, en France depuis 4 ans. « Mariée avec un français, elle avait sa carte de séjour. Son mari, violent, refusait qu’elle travaille et suive une formation. Parfaitement francophone, elle suit actuellement une formation d’aide-soignante (malgré sa situation précaire) et devra passer son diplôme en décembre. Pourtant le préfet refuse de lui renouveler sa carte de séjour, car elle a quitté son mari. »

Le collectif s’inquiète enfin du sort d’une famille azerbaïdjanaise, d’origine arménienne, en France depuis 3 ans, « dont les grands-parents ont eu un titre de séjour, et qui s’est vu notifier un refus de séjour alors que les petits-enfants suivent une scolarité exemplaire. Les membres de cette famille, après avoir fui la Russie où ils ne sont pas les bienvenus, ne peuvent plus retourner dans leur pays de nationalité en raison de la guerre entre Arméniens et Azerbaïdjanais. Ils ne peuvent pas non plus retourner en Arménie, pays qu’ils ne connaissent pas et dont ils n’ont pas la nationalité ! »

Interrogée le mois dernier, la préfecture avait indiqué avoir pris ces mesures d’éloignement « après épuisement de toutes les voies de régularisation » et au terme « d’un examen individualisé très détaillé ». « Nous avons fait application des dispositions du code des étrangers et des instructions très fermes du Premier ministre et du ministre de l’Intérieur », indiquait le directeur de cabinet du préfet.


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