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CM Gap 27062014 (2)

Gap : des signaux financiers au vert pour la Ville, l’opposition demande d’investir

Le conseil municipal de Gap a approuvé, ce vendredi soir, le compte administratif 2013. François Daroux, premier adjoint au maire, s’est félicité d’une « maîtrise des dépenses de fonctionnement, une amélioration de la capacité d’autofinancement et une baisse significative de l’endettement », adressant au passage à Bernard Jaussaud (PS), retenu par la session du conseil régional. « Lors de la présentation du compte administratif 2009, il m’avait dit : « C’est votre jour de gloire, profitez-en car vous ne vendrez pas un CFA chaque année! » Comme vous pouvez vous en rendre compte, les jours de gloire se sont succédé et les résultats n’ont fait que s’améliorer. »

L’opposition n’a pu que constater ces bons résultats. « On ne va pas nier l’évidence », a admis Jean-Claude Eyraud (groupe Gauche-Tous capables). « Depuis 2009, la situation s’est améliorée et continue de s’améliorer. » M. Eyraud et Karine Berger (PS) se sont cependant inquiétés des dépenses de personnel, qui n’ont augmenté que de 0,67% en 2013. « Avec une évolution de cet ordre, soit les salaires ont baissé, soit des emplois ont été détruits », a dénoncé Mme Berger. Celle-ci s’est aussi demandé ce que la municipalité entendait faire au regard de ces résultats : « Vous nous donnez l’impression que ces ratios corrects sont sans lendemain et qu’on ne saisit pas cette opportunité pour investir pour l’avenir. C’est le moment idéal pour investir. Je le dis alors que plusieurs entreprises de travaux publics du département sont en train de mourir. »

Avec quelques minutes de décalage, puisque la loi interdit au maire d’être présent lors du vote du compte administratif, Roger Didier a répondu que « les années d’élections municipales sont des années de transition » et que « la Ville de Gap a déjà produit un nombre conséquent de travaux pour les entreprises ces dernières années. Elle n’est pas seule et elle ne peut pas tout faire. Ce n’est pas une commune riche et il ne faut pas nous dépouiller et nous ajouter des charges inconsidérées. »

Roger Didier et Karine Berger ont aussi eu un échange musclé autour des dotations de l’Etat. Faisant la soustraction entre les 468.000€ de baisse des dotations pour la Ville de Gap au titre de sa contribution au redressement des finances publiques, et les 2,3 M€ de dotations pour la nouvelle communauté d’agglomération du Gapençais, Mme Berger a estimé que « la Ville de Gap était largement bénéficiaire et nous devons tous nous en féliciter ». « Faux », a rétorqué le maire. « Je suis quelqu’un de plus calme et de moins agressif que vous, surtout quand on a le passif de ceux que vous représentez, à savoir le gouvernement. Ce sont deux collectivités différentes. Et, pendant des années, nous n’avons pas touché certaines dotations car nous étions une commune isolée (hors intercommunalité, NDLR). »

Des investissements limités pour le second semestre 2014

Pour les investissements qui vont être engagés dans ce second semestre, Roger Didier a annoncé la poursuite du parc Bernard-Givaudan, « avec l’objectif de le terminer fin 2015 » (le maire a d’ailleurs précisé que des clôtures seraient posées et que le parc serait fermé la nuit « pour éviter des dégradations »), des travaux sur le Dojo du gymnase Centre, des aménagements complémentaires au stade nautique, la poursuite de l’installation de caméras de vidéoprotection et de l’aménagement des abords des routes départementales (à parité avec le Conseil général).

Répondant à une question de Jean-Claude Eyraud, Roger Didier a également indiqué qu’un million d’euros allaient être provisionnés pour la réforme des rythmes scolaires.

L’opposition, qui s’est abstenue sur le vote du compte administratif, a voté contre le budget supplémentaire (d’un montant de 20 M€), à l’exception de Guy Blanc, qui s’est abstenu.

Les principaux chiffres de la Ville de Gap en 2013
  • Dépenses réelles de fonctionnement par habitant : 1165,41€ (-2,84%) – (moyenne de la strate des villes similaires : 1240)
  • Encours de la dette : 1393,18€ (-3,97%) – (strate : 1063€)
  • Dépenses de personnel/dépenses de fonctionnement : 48,11€ (+3,6%) – (strate : 57,50)
  • La capacité d’autofinancement de la ville a augmenté de 282% de 2008 à 2013, avec une progression de plus de 10 M€
  • La capacité de désendettement, qui était de 14,8 années en 2008, était de 3,39 années en 2013


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