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Les 8 hectares s'étendent de part et d'autre de la Luye, entre Beauregard et le cours Emile-Zola à Gap.Les 8 hectares s'étendent de part et d'autre de la Luye, entre Beauregard et le cours Emile-Zola à Gap.

Gap : fâché, le propriétaire des terrains Galleron refuse de vendre à l’amiable

Un nouveau coup de théâtre s’est ajouté au feuilleton de l’acquisition de 8 hectares de terrains au bord de la Luye, à Gap, en vue d’y réaliser un parc naturel urbain. Le maire de Gap, Roger Didier, a annoncé, ce vendredi soir, qu’il retirait la délibération qui prévoyait une acquisition à l’amiable. Il a expliqué que, à la suite d’un communiqué de Jean-Claude Eyraud se félicitant « d’avoir fait économiser 133.000 € à la collectivité », le propriétaire des terrains, M. Galleron, « ne souhaitait plus traiter l’affaire à l’amiable ».

Ces 8 hectares, situés entre les Vergers du Moulin et le cours Emile-Zola, devaient être achetés sur la base de l’estimation des domaines, soit 333.184€, outre 34.318€ d’indemnités de remploi (droits d’enregistrement, frais d’actes notariés, frais de mutation que devrait payer l’exproprié pour l’acquisition d’un bien immobilier équivalent).

A l’origine, le conseil municipal avait décidé à l’unanimité d’acquérir ces terrains pour 345.000€ environ, mais les consorts Galleron s’étaient dédits à la suite de déclarations de Louis Aurouze, alors conseiller municipal d’opposition, qui avait estimé que la Ville n’allait pas payer ces terrains assez cher. A la suite de cet épisode, le conseil municipal avait décidé en mars 2012 d’acquérir ces terrains au prix de 500.000 €. Jean-Claude Eyraud et le groupe Gauche avaient voté contre cette acquisition à un prix nettement supérieur à l’estimation de France Domaine, alors que ces terrains inondables sont inconstructibles, et avaient soumis cette délibération au contrôle de légalité. Le préfet avait demandé au maire de retirer la délibération, ce qui avait été fait le 9 novembre 2012.

La municipalité a ensuite engagé une procédure de déclaration d’utilité publique en vue d’une possible expropriation. A la suite d’une enquête publique et des conclusions favorables du commissaire enquêteur, « l’aménagement d’un parc naturel urbain sur les rives de la luye » avait été déclaré d’utilité publique par arrêté préfectoral en date du 4 mars dernier.

« Le sang de M. Galleron n’a fait qu’un tour quand il a lu les déclarations d’un conseiller municipal se flattant d’avoir fait gagner 133.000€ à la Ville, il m’a téléphoné et m’a dit qu’il irait jusqu’au bout, quitte à faire appel », a indiqué Roger Didier. « Une fois de plus, les intérêts de la Ville de Gap sont entravés. C’est une opération à laquelle je tiens par dessus tout. C’est considérablement navrant. Nous perdons a minima 15 à 18 mois. »

« Je veux bien supporter la responsabilité de tout, mais M. Galleron savait très bien ce qu’il en était avant, et vous étiez parvenus à un accord », a rétorqué Jean-Claude Eyraud (groupe Gauche-Tous capables).

« Vous auriez pu éviter de vous en féliciter avant que ce soit réglé », a reproché le maire.


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