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Loup

Valgaudemar : le préfet signe un arrêté pour abattre un loup hors du Parc des Ecrins

Après les trois attaques de troupeaux de brebis imputables au loup dans le Valgaudemar, le préfet des Hautes-Alpes, Pierre Besnard, a décidé de passer à l’offensive, ce mercredi. La particularité de ces attaques est qu’elles sont intervenues dans le cœur du Parc national des Ecrins, où il n’est donc pas possible de prélever un loup. La parade consiste donc à tenter d’effaroucher le loup et de l’orienter vers la vallée du Valgaudemar, où un dispositif sera déployé pour l’abattre. L’opération devrait être lancée ce jeudi au petit matin. Quelque 150 brebis sont mortes ou portées disparues dans le Valgaudemar ces dernières semaines.

C’est une première puisque, jusqu’à présent, les attaques du loup étaient restées exceptionnelles au sein du parc national des Ecrins. Pierre Besnard a donc écrit au directeur du Parc, afin qu’il prenne des mesures d’effarouchement à la suite des attaques de ces derniers jours. Le conseil scientifique doit donc être consulté en urgence, avant que des agents du parc national puissent effectuer des actions d’effarouchement du loup par le biais d’une sorte de battue sans utilisation d’armes. Concomitamment, le préfet a signé un arrêté, ce mercredi, pour autoriser un tir de prélèvement dans le Valgaudemar, hors de la zone cœur du Parc. Des gardes de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), des lieutenants de louveterie et des chasseurs spécifiquement formés seront déployés pour y parvenir.

Même s’il redoute un recours des associations pro-loup contre cet arrêté -ce qui est systématique- le préfet des Hautes-Alpes assure « prendre (ses) responsabilités car c’est une situation dramatique pour les agriculteurs concernés et je veux éviter que la colère gronde ».

Samedi dernier, lors d’une réunion qui avait précédé la visite de Ségolène Royal à Vallouise, le conseil d’administration du parc national des Ecrins avait voté une motion à la suite des attaques survenues dans le Valgaudemar. Il y exprime « son entière solidarité avec les éleveurs affectés et rappelle l’importance du pastoralisme décrite dans la charte ». La motion relève par ailleurs que « les textes en vigueur réduisent les possibilités d’intervention en cœur de parc. Le Parc national des Écrins demande de disposer des moyens juridiques et techniques pour assurer la protection des troupeaux. »


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