Partager sur Facebook Twitter Partager sur Google Plus
Loup

Valgaudemar : le préfet lève son arrêté de prélèvement d’un loup

Le préfet des Hautes-Alpes, Pierre Besnard, a levé, ce vendredi, l’arrêté de prélèvement d’un loup dans le Valgaudemar qu’il avait signé mercredi et qui avait été attaqué en justice, jeudi, par l’Aspas (Association pour la protection des animaux sauvages) et la LPO (Ligue pour la protection des oiseaux) Provence-Alpes-Côte d’Azur.

A la suite des attaques qui ont causé la mort de 40 brebis et la disparition de 80 ovins, ces dernières semaines, sur des alpages situés dans la zone cœur du parc national des Ecrins, une opération sans précédent avait été menée ce jeudi matin. Des agents du Parc et des agriculteurs avaient mené une battue afin d’effaroucher le ou les loups présents -il est interdit d’utiliser une arme dans la zone cœur du Parc- avec l’objectif de les faire fuir vers la vallée où les attendaient une quinzaine de gardes-chasse, de lieutenants de louveterie et de chasseurs agréés. Le plan imaginé par les services de l’Etat n’a cependant pas fonctionné. En tout cas, aucun loup n’a été abattu.

Le préfet estime, ce vendredi, que ces opérations « ont vraisemblablement contribué à l’éloignement du prédateur » pour justifier l’abrogation de son arrêté de prélèvement. « Dans ces conditions, il ne semble pas opportun de renouveler ces opérations dans le mois à venir », précise le nouvel arrêté préfectoral.

L’Aspas et la LPO Paca, qui dénoncent une « opération aussi tapageuse qu’inutile », relèvent « qu’aucune attaque de troupeau n’ayant eu lieu en périphérie, cette battue était donc injustifiée et tout aussi illégale que l’effarouchement ». Les deux associations avaient attaqué en urgence cette autorisation de tir devant le tribunal administratif de Marseille, « sans pouvoir fournir à la justice le texte en question. Et pour cause : hier soir, la préfecture a pudiquement refusé de communiquer son propre arrêté ordonnant l’opération de « prélèvement ». Celui-ci vient juste d’être publié en ligne… accompagné d’un autre qui l’abroge ! En effet, le préfet est parfaitement conscient de l’illégalité de ses décisions », estiment l’Aspas et la LPO Paca dans un communiqué.


+ Sur le même sujet...