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Les Hautes-Alpes ont perdu 700 emplois au 1er trimestre 2014

13 Juil 2014 - 19:26

Les chiffres que vient de dévoiler l’Urssaf ont de quoi inquiéter. Après une stabilité en fin d’année, les Hautes-Alpes ont subi une perte d’emplois importante au cours du premier trimestre 2014 : -2,1 %, soit plus de 700 emplois supprimés (24% du total des pertes enregistrées dans la Région). Le bassin de Briançon est particulièrement fragilisé avec un recul de -3,6 %, soit près de 400 postes. Celui de Gap n’est pas épargné par cette morosité : -1,32 % , soit 300 emplois supprimés ce trimestre.

Quelques secteurs sont épargnés, comme les activités financières et les assurances, et le commerce, qui reste stable. L’hébergement et la restauration, à l’image de l’ensemble de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, sont particulièrement exposés : -210 emplois en trois mois. L’emploi est également affecté par les baisses d’effectifs (-203) dans les administrations, la santé et l’action sociale. L’ensemble des indicateurs est dans le rouge ce trimestre : diminution des déclarations d’embauches, augmentation des difficultés de paiement.

Pourtant la tendance est à l’amélioration en Provence-Alpes-Côte d’Azur, selon les statistiques de l’Urssaf. Après une fin d’année difficile, la région retrouve une croissance positive de l’emploi en ce début d’année (+0,2 %), croissance supérieure à ce qui est observé au niveau national (+0,1%). A la fin du 1er trimestre 2014, les effectifs régionaux ont reculé de 0,1 % par rapport au 1er trimestre 2013 (plus de 2800 emplois supprimés). Cette perte est toutefois moins forte que le trimestre précédent (-0,3 %).

Un net recul des embauches

Dans les Hautes-Alpes, les embauches subissent aussi une forte diminution des déclarations : -18,8 % ce trimestre. Seules les embauches en CDD de courte durée (moins d’un mois) parviennent à se maintenir. Dans ce climat de morosité, les activités de la construction parviennent à tirer leur épingle du jeu : 16,6 % d’embauches supplémentaires (soit 4 % des embauches totales).

Les entreprises en difficulté ne parviennent pas à régler leurs cotisations dans les délais : près de 29 % d’entreprises supplémentaires ont sollicité l’Urssaf pour un étalement de leurs cotisations dues. Ces difficultés sont d’autant plus importantes que l’entreprise est de petite taille (+30,8 % pour les TPE). Malgré des demandes d’étalement de paiements plus importantes, les entreprises régularisent plus massivement leur situation vis-à-vis de l’Urssaf. Les activités du commerce sont les plus fragilisées avec une augmentation de 0,4 pt des cotisations impayées.

Au niveau régional, les déclarations d’embauches ont diminué de 22,4 % par rapport à la même période de l’année précédente. Cette chute est due à une forte diminution du travail intérimaire qui n’est pas suffisamment compensée par la hausse des CDD (+11,2%). Ces contrats de faible période représentent près de 90 % des embauches. Les embauches pérennes représentent 11,9 % des embauches et subissent un nouveau recul de 1,2 % au cours des trois derniers mois. Hors intérim, les déclarations d’embauche ont évolué de 9,3 %. Les TPE, avec la part d’embauche en CDI la plus forte, ont déclaré 6,1 % d’embauches supplémentaires par rapport à la même période de l’année précédente.


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