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Loup : le préfet réagit à la polémique sur l’effarouchement dans le Parc des Ecrins

Alors que la polémique enfle sur l’opération d’effarouchement du loup conduite le 10 juillet dernier dans la zone cœur du parc national des Ecrins, le préfet des Hautes-Alpes, Pierre Besnard, réagit, dans un communiqué publié ce vendredi, pour la justifier. Il s’emploie à distinguer les deux mesures prises concomitamment, à savoir cette opération d’effarouchement au sein du Parc et le dispositif déployé dans la vallée du Valgaudemar, hors des limites du Parc, pour tenter d’abattre un loup. Mais il y a fort à parier que cela ne convaincra guère les associations pro-loup…

« Le parc national des Ecrins a conduit une opération d’effarouchement en cœur de parc, qui avait sa propre nécessité, indépendamment de toute autre action conduite à l’extérieur du cœur de parc », indique le préfet. « Celle-ci visait à éloigner de deux alpages un ou plusieurs loups qui auraient pu y être présents. Elle ne visait pas à diriger des loups vers les limites du cœur du parc. Les agents qui y ont participé n’ont reçu aucune instruction en ce sens. La zone d’effarouchement est distante de la limite du cœur de plus de 1,5km. Elle en est séparée par des obstacles naturels importants rendant toute progression rapide impossible. La décision a été prise sur la base d’une note juridique du ministère de tutelle. Aucune arme n’a été admise et le moyen d’effarouchement retenu était l’utilisation de pétards. En l’absence d’une telle décision, il y avait un risque important de trouble à l’ordre public dans le cœur du parc national. »

Quant à l’arrêté de prélèvement d’un loup, qui avait été pris par le préfet et qui a été levé le lendemain, il n’est « ni de la responsabilité ni de l’initiative du Parc national », souligne M. Besnard dans ce communiqué. « Il relève uniquement de la compétence du préfet qui assume en la matière sa pleine responsabilité. »


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