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Matt Carter

Matt Carter (Rapaces de Gap) suspendu pour avoir consommé un produit interdit

2 Jan 2015 - 14:31


Matt Carter, premier buteur des Rapaces de Gap (et 5e buteur de Ligue Magnus), a été déclaré positif à l’éphédrine, lors d’un contrôle anti-dopage réalisé à la fin du match Rouen-Gap du 23 décembre dernier. L’information est révélée ce vendredi par les Rapaces de Gap, qui indiquent « regretter la négligence » de leur attaquant, tout en lui apportant leur soutien. Pour l’heure, Matt Carter est suspendu jusqu’à nouvel ordre par la Fédération française de hockey sur glace. Une mauvaise nouvelle alors que Gap accueillera, mardi prochain, Amiens pour les demi-finales de la Coupe de France.

« Asthmatique, Matt Carter suit depuis trois ans un traitement pour limiter les effets de l’asthme avec un médicament vendu légalement aux Etats-Unis en pharmacie et sans ordonnance, Bronkaid, fabriqué par la société Bayer », indique le club. « Ce médicament contient de l’éphédrine, substance interdite en compétition en Europe. »

Les Rapaces de Gap « regrettent la négligence de Matt, qui a agi à l’insu du club, même dans un but thérapeutique personnel. Toutefois le club le soutient et l’aidera à apporter au dossier en cours des preuves supplémentaires de sa bonne foi. »

L’éphédrine est une substance interdite en compétition, inscrite dans la catégorie des « stimulants ». « L’éphédrine fait partie des nouvelles substances spécifiées dans la liste des produits interdits en compétition, indique l’Institut de recherche en bien-être, médecine et sport santé (IRBMS). L’éphédrine reste par contre autorisée à l’entraînement. »

L’éphédrine est présente dans de nombreux médicaments, en particulier à visée ORL, utilisés dans le traitement de pathologies communes (angine, rhinopharyngite…) sous forme de spray collutoire, pastilles à sucer, sirop anti-tussif…

« Il est rare, mais possible, que les doses habituellement prescrites dans les traitements ORL puissent atteindre le seuil de positivité lors d’un contrôle anti-dopage », estime l’IRBMS. « La prudence reste de rigueur, car ce seuil peut toutefois être atteint chez certaines personnes dans les 6 à 20 heures après la prise. »

De nombreux médicaments contiennent de l’éphédrine. « Ces médicaments sont souvent en vente libre, sans ordonnance, ce qui expose d’autant plus au risque de positiver un contrôle en cas d’automédication », selon l’IRBMS, qui déconseille fortement l’automédication, ce qui semble être le cas dans cette affaire.


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