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Lionel Tardy, Christine Nivou, Henriette Martinez, Bruno LagierLionel Tardy, Christine Nivou, Henriette Martinez, Bruno Lagier

Tout ce qu’il faut savoir sur le Parc naturel régional des Baronnies provençales

12 Jan 2015 - 19:52

Le Parc naturel régional des Baronnies provençales a été créé le 8 décembre dernier. Cette signature a été officialisée par la venue à Vinsobres de la ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal.

Le temps est venu pour le conseil syndical de s’organiser et de décider du statut des communes adhérentes et des communes associées dans ce territoire qui ressemble quelque peu à un gruyère. Car si 86 communes ont adhéré au Parc en 2012 (52 dans la Drôme, 34 dans les Hautes-Alpes), 44 (représentant 8.000 habitants) ont refusé d’y entrer. Entre-temps, avec le changement des municipalités, certaines auraient souhaité être intégrées. Hélas, les dés ont été jetés pour 12 ans. Mais lors de sa venue, Ségolène Royal a donné un an aux collectivités initialement réfractaires pour se greffer au dispositif du parc en tant que communes associées. Trois devraient l’être d’ores-et-déjà : Mollans-sur-Ouvèze, Montfroc et Teyssière.

Quels droits auront-elles ? « C’est le travail de 2015 », répond le directeur du Parc Lionel Tardy. A ses côtés, trois élus haut-alpins venus présenter la structure : la conseillère régionale Christine Nivou, première vice-présidente du Parc en charge de l’agriculture et de la forêt, la maire de Laragne et présidente de la commission culture, patrimoine, paysage et éducation, Henriette Martinez, et le maire de Barret-sur-Méouge, vice-président chargé de l’environnement, Bruno Lagier.

Qu’est-ce qu’un parc naturel régional ?

C’est un territoire rural habité, doté d’une forte valeur patrimoniale et paysagère, mais fragile, qui construit un projet de développement sur 12 ans. C’est une association de collectivités qui ont décidé de travailler ensemble pour bénéficier de moyens mutualisés et faire émerger des projets qu’elles n’auraient pu mener seules. Cette création n’entraîne aucun transfert de compétence. « On est une ingénierie au service d’un territoire qui souhaite se valoriser ensemble », résume Lionel Tardy. Pour Christine Nivou, la création de ce parc est une belle revanche pour ce « territoire méprisé par le reste du département. Le Sud était le parent pauvre. De ce retard par rapport au développement touristique, on a su garder des atouts naturels ».

Que définit la charte ?

C’est un contrat de 12 ans qui détermine les objectifs à atteindre : valoriser les atouts naturels et humains, développer une économie autour de l’identité locale et concevoir un aménagement solidaire et durable.

Qu’apporte le parc ?

Le parc apporte deux choses selon Bruno Lagier : « Un label, une image, et une aide aux projets à travers une politique globale, des outils. Aucune communauté de communes n’a les moyens d’avoir un chargé de mission. Un projet a plus de chance d’aboutir en étant dans un parc. » Henriette Martinez prend l’exemple de la réhabilitation du château d’Arzeliers à Laragne reposant à l’origine sur des chantiers de jeunes. « Le parc nous a donné plus de moyens, des relevés topographiques et un intérêt de la part de la Drac (Direction régionale des affaires culturelles). » Autre exemple : les 200.000€ dont Orpierre a bénéficié pour rénover son site d’escalade. « L’apport d’un label parc crée une plus-value de 20% selon Ségolène Royal », ajoute le directeur du parc.

Comment est-il financé ?

Ce parc coûte 2€ par an et par habitant aux collectivités adhérentes, soit 10% du budget de fonctionnement. Le reste est financé à 10% par le Conseil général des Hautes-Alpes, à 20% par celui de la Drôme, à 20% par la région Provence-Alpes-Côte d’Azur et à 40% par Rhône-Alpes. Le budget de fonctionnement du parc s’élève à 900.000€. En investissement, des financements spécifiques aux parcs naturels et complémentaires des crédits classiques de l’Europe, de l’Etat, des Régions et des Départements permettront la réalisation du programme annuel d’actions.

Comment est-il géré ?

Le parc est géré par un syndicat mixte qui regroupe tous les financeurs. Il emploie actuellement 18 personnes.

Quels sont les chantiers de 2015 ?

« Un gros travail administratif d’organisation nous attend, prévient Lionel Tardy. Le budget sera voté en février et les nouveaux projets sortiront entre février et juin. Nous allons continuer ce qui a été initié. » Le syndicat mixte de préfiguration a déjà mené de nombreux projets, dont la conception de deux recettes griffées Baronnies provençales (la fougasse des Baronnies et le Baronnie des quatre saisons), l’expérimentation de la première centrale villageoise photovoltaïque à Rosans, des aménagements pastoraux, la création d’une filière circuit-court, la réflexion autour de la mise en réseau des professionnels de santé peu nombreux sur le territoire.

Le parc en chiffres
Il rassemble 86 communes de la Drôme et des Hautes-Alpes pour une superficie de 1560 m² et 31.164 habitants. Le territoire est bordé de six villes-portes : Dieulefit, Grignan, Sisteron, Vaison-la-Romaine, Valréas et Veynes.

Pour visualiser la carte du parc naturel régional


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