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Saint-Sauveur

Irrigation dans le Buëch : les agriculteurs veulent préserver leurs droits d’eau


Les cinq ASA (associations syndicales autorisées) disposant de droits d’eau au barrage EDF de Saint-Sauveur, dans le Buëch, ont engagé un bras de fer avec l’Etat. En application de la loi sur l’eau, les services de l’Etat ont décidé d’augmenter les débits réservés sur la rivière Buëch, de façon à préserver l’écosystème, notamment en période de sécheresse (juillet à septembre). En mars dernier, les agriculteurs étaient d’ailleurs descendus dans la rue, à Gap, pour protester contre ces nouvelles mesures.

Depuis ces dernières semaines, des négociations intensives sont menées entre la préfecture, la DDT (direction départementale des territoires), la chambre d’agriculture et les ASA de Lazer, l’union du Carrefour Céans-Buëch-Blaisance et l’union de Laragne-Châteauneuf. Car, au-delà de l’augmentation des débits réservés, les agriculteurs sont soucieux de préserver les droits d’eau obtenus lors de la concession du barrage de Saint-Sauveur à EDF, en 1992. A ce titre, les cinq ASA bénéficient de droits de prélèvement de 24 millions de m3 par an. Or, l’Etat entend limiter leurs prélèvements à 6 millions de m3 par an sur les trois prochaines années, après avoir envisagé de n’autoriser que 5,2 millions. Ce qui correspond à la moyenne des prélèvements durant ces dernières années (hors 2014, puisque l’été pluvieux a naturellement limité les prélèvements).

Quelle que soit la teneur de l’arrêté préfectoral qui sera pris en application de la loi sur l’eau, les cinq ASA entendent bien préserver les droits dont elles disposent (24 millions de m3 par an) et qui sont opposables à EDF jusqu’au terme de la concession, laquelle court jusqu’en 2051. Rien n’exclut une augmentation des surfaces agricoles et donc des besoins autour du Buëch aval, arguent les agriculteurs.

(Photo satellite Google du barrage de Saint-Sauveur)


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