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Site ERDF

Gap : un parking provisoire vers l’hôpital et un parc urbain sur les bords de la Luye

5 Fév 2015 - 17:11

Les 8 hectares s'étendent de part et d'autre de la Luye, entre Beauregard et le cours Emile-Zola à Gap.
Les 8 hectares s’étendent de part et d’autre de la Luye, entre Beauregard et le cours Emile-Zola à Gap (photo d’archives).

Bonne nouvelle, la Ville de Gap va enfin pouvoir acquérir les terrains Galleron qu’elle convoitait depuis des années mais qui avaient donné lieu à moult épisodes concernant la valeur d’achat de ces 8 hectares d’anciennes terres agricoles au bord de la Luye. « Ce ne sont pas les dragées qu’il nous faudrait mais une coupe de Champagne », s’est félicité le maire lors du conseil municipal de Gap, mercredi soir. « Je m’associe à ce que vous venez de dire », a ajouté Jean-Claude Eyraud (Gauche). Ainsi va pouvoir voir le jour ce parc urbain avec aire de jeux, espace détente et promenade, cheminements piétons et cyclables « permettant la connexion interquartiers de part et d’autre de la Luye ». Montant de la transaction : 333.184€ plus une indemnité de remploi de 33.318€.

Gap se mobilise pour la défense du train dans les Hautes-Alpes

Au titre des questions diverses posées par le groupe Gauche, figurait la défense de la ligne Val de Durance et du train de nuit Paris-Briançon. « Il pourrait disparaître dès 2016. A ce jour, des dessertes de nuit ne sont plus assurées, la SNCF n’a pas mis en service les motrices promises pour 2014 et refuse maintenant de prendre des réservations pour les groupes dans ce train », détaille M. Eyraud qui demande que le conseil municipal de Gap se mobilise, à l’instar de ces collectifs qui ont vu le jour dans le Briançonnais, l’Embrunais et le Pays des Ecrins.

Deux réunions sur le sujet vont se tenir à Gap. La première, le 6 février, à l’initiative de Joël Giraud qui a invité le vice-président de la Région en charge de la question ; la seconde le 17, à 20h, salle Dum’art, pour créer le collectif « Gap, sauvons le train ». « Je ne suis pas favorable à ce que les élus soient à l’initiative de la création d’un comité de ligne. Si une association le fait, je m’y associerai », a déclaré le maire qui a promis également d’écrire une lettre à la commission parlementaire Duron sur l’avenir des trains d’équilibre du territoire, à la demande de Bernard Jaussaud (PS). Ce dernier se dit confiant quant aux conclusions de cette commission. « J’ai bon espoir que le train de nuit soit maintenu, voire conforté par des investissements. »

Un parking provisoire sur le site ERDF de Chabrand

Jean-Claude Eyraud a ensuite demandé au maire d’évoquer l’avenir du site ERDF de Chabrand en cours de démolition (entre l’hôpital et le cimetière de la Chapelle) et ses intentions en la matière. « J’ai rencontré le directeur d’ERDF pour lui demander où ils en étaient de la mise en vente de cet ensemble, vente pour laquelle ils ont connu énormément de difficulté du fait de la proximité des transformateurs, d’autant plus qu’ils vont en ajouter un. Je me suis positionné pour ce foncier et cela vient d’être scellé par une convention. Sur ces 1.300 m², on va pouvoir y faire du stationnement selon une redevance annuelle de 1.000€. L’intérêt est de décongestionner le stationnement dans ce secteur mais on ne peut rien envisager à moyen terme car ils veulent reprendre leur terrain », a expliqué Roger Didier.

Quid des archives municipales ?

Le groupe Gauche propose enfin de saisir l’opportunité de la construction d’un nouveau bâtiment pour les archives départementales par le conseil général à Saint-Louis, pour créer un lieu qui regrouperait les archives départementales et les archives de la ville de Gap. Cette démarche de mutualisation des moyens nous permettrait de respecter les obligations réglementaires et de valoriser notre patrimoine ». Car selon M. Eyraud, si les archives anciennes et modernes sont conservées dans les locaux des archives départementales, les archives contemporaines sont dispersées.

Roger Didier rappelle qu’il avait proposé au conseil général, plutôt que d’investir dans un nouveau bâtiment, d’occuper une partie du sous-sol de la Providence. « Mais j’ai senti une réticence forte de la part des techniciens, avoue-t-il. D’où la décision d’implanter à grands frais un bâtiment à côté du site de Saint-Louis. Je ne vois pas pourquoi j’investirais et pourquoi je serais traité différemment des autres. Il faut aussi que l’on soit accueilli comme nous devons l’être sur le linéaire qui nous sera réservé », a répondu le maire.


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