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Tallard : Jean-Michel Arnaud et ses « matelots expérimentés » prêts à affronter « la tempête »


Le maire de Tallard et premier-vice président du conseil général Jean-Michel Arnaud a officiellement présenté sa quadrette, candidate aux élections départementales, ce vendredi matin.

Il fait binôme avec son actuelle suppléante au Département Dominique Boubault, 57 ans, enseignante à la retraite, adjointe au maire de La Saulce et conseillère communautaire depuis 2001. « Etre candidate avec Jean-Michel allait de soi, commence-t-elle. C’est un atout de partir avec quelqu’un d’expérience, cela nous aidera, dans un contexte difficile, à être rapidement efficace », juge la candidate qui exhorte les électeurs à se rendre aux urnes pour prouver à au gouvernement qu’ils tiennent à l’institution départementale. « La gestion des routes et des collèges, les démarches d’accès aux services de solidarité, c’est mieux quand ça se décide sur place. » Car les compétences de la future assemblée départementale ne seront pas connues avant les élections…

Jean-Michel Arnaud a pour suppléant Francis Cester, 61 ans, maire de La Bâtie-Vieille, conseiller communautaire et gérant de société. Il représente donc les cinq communes de la vallée de l’Avance qui entrent dans le canton et c’est d’ailleurs pour « défendre nos petites communes dont on ne sait à quelle sauce elles vont être mangées » qu’il se présente.

La présidence du conseil départemental ? « Je ne brûle aucune étape »

La suppléante de Dominique Boubault, Séverine Rambaud, 41 ans, a elle aussi plusieurs mandats : adjointe au maire de Pelleautier, présidente du Sivu scolaire La Freissinouse/Pelleautier et vice-présidente de la communauté d’agglomération gapençaise. Elle espère faire le lien entre l’agglo et le canton. « Jean-Michel Arnaud est un ami de nos communes de longue date ; il a toujours su défendre nos projets au conseil général. »

Le maire de Tallard a ainsi fait le choix « de matelots expérimentés dans une période où ça tempête », « pas de candidats strass et paillettes sortis d’un chou-fleur à la dernière minute », selon ses propres termes. Il tient à préciser qu’il est le seul à être encarté UMP ; les trois autres candidats épousant la sensibilité de la majorité départementale. Cette réflexion n’est pas anodine ; elle sonne comme un reproche à l’opposition départementale qui « n’assume pas son appartenance au PS » ou à la gauche plus généralement. « Or c’est aussi une élection politique », insiste M. Arnaud.

Comme Victor Bérenguel, Jean-Michel Arnaud refuse aujourd’hui de corroborer les ambitions qu’on lui prête, à savoir briguer la présidence de l’assemblée départementale. « Je ne brûle aucune étape. »

Augmenter les impôts ? Tout dépend du comportement du gouvernement

Il assume en tout cas « un bilan porté collectivement » sur son canton et alentour. Le premier vice-président sortant évoque les routes (la sécurisation, la viabilisation et le doublement de certaines voies dans les villages perchés), les collèges (la création des collèges de La Bâtie-Neuve et de Tallard), l’introduction de 15% de denrées alimentaires locales dans les cantines des collèges, le maintien des services d’hyper-proximité, la rénovation de l’Edelweiss, du Rio Vert, de l’Ehpad de Tallard, la consolidation des Guérins, l’extension de La Chrysalide, « soit 250 à 300 emplois sur le territoire ». Economiquement, il cite l’accompagnement financier de la première tranche d’aménagement de Gandière, le développement de l’aéropôle, la diversification des filières agricoles et l’accent mis sur l’aéronautique. La première pierre de Polyaéro sera d’ailleurs posée le 26 février, en présence du président du Medef Pierre Gattaz, comme L’e-media 05 l’avait révélé.

L’équipe souhaite relever cinq défis et faire du Département « un ensemblier des politiques structurantes, qui soit solidaire vis-à-vis de ses habitants et des communes rurales trop souvent oubliées, qui investisse dans des infrastructures structurantes, qui s’organise pour valoriser ses valeurs et son environnement et qui inscrive sont développement économique dans l’agriculture, l’agroalimentaire, le tourisme, l’aéronautique, les nouvelles formes de production d’énergie et l’éco-construction ».

Quid des finances ? « L’encours de la dette du conseil général, de 170 millions d’euros, est dû à la crise et au financement des deux collèges. Il est stabilisé depuis trois ans ; on l’a maîtrisé. On a fait des économies d’échelle en réduisant un peu le nombre de salariés au conseil général. On a un même niveau d’investissement élevé », estime l’élu. Il rappelle aussi les 4,5 millions de dotations en moins cette année. Compte-t-il augmenter les impôts ? Pour lui, tout dépend du comportement du gouvernement à l’égard des collectivités locales : « Si l’Etat cesse de nous amputer nos dotations en nous demandant de maintenir nos niveaux d’engagements en dépenses sociales, s’il ne nous transfère pas des compétences sans compensation, s’il y a un apaisement sur nos charges, nous n’augmenteront pas les impôts. Dans le cas contraire, nous partirons au combat. »

Autre combat justement, un partenariat avec les Alpes-de-Haute-Provence « et plus si affinités ». « Il faut que nos collègues du département voisin comprennent qu’on a des choses à faire ensemble. Est-ce que ça veut dire une fusion ? C’est un vrai débat. Nos départements sont peu denses, nous n’avons pas le même niveau économique que les départements côtiers, nous risquons d’être marginalisés. »


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