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Le train de nuit Paris-Briançon.Le train de nuit Paris-Briançon.

Selon le gouvernement, le train de nuit est « indispensable à l’économie » des Hautes-Alpes

10 Fév 2015 - 14:20

La commission du député Philippe Duron sur l’avenir des trains d’équilibre du territoire doit rendre ses conclusions en mai au gouvernement. Dans ce rapport, figureront les préconisations de cette commission au sujet du la pérennisation ou non du train de nuit Paris-Briançon. 

La députée Karine Berger a questionné le gouvernement sur le sujet, ce mardi matin, en séance publique de l’Assemblée nationale. Elle a indiqué qu’en « 2007, 35 trains de nuit étaient en circulation et qu’aujourd’hui il ne sont plus que 7. Faute de rentabilité de certaines lignes, la SNCF chercherait à supprimer les plus déficitaires, au détriment des enjeux liés à l’aménagement des territoires ». La députée a ensuite demandé au gouvernement de « réaffirmer son engagement et sa volonté de maintenir et pérenniser le train de nuit Paris-Briançon, pour que cette ligne reste un service public durable ».

Par la voix de Pascale Boistard, secrétaire d’État chargée des droits des femmes, le gouvernement a reconnu que « cette desserte est indispensable à l’économie de ce territoire de montagne », mais a précisé que la commission Duron devait prendre en compte « les offres alternatives de jour et les contraintes qui empêchent aujourd’hui de disposer d’une qualité de service satisfaisante. Cette réflexion approfondie, engagée à partir de données objectives, doit prendre en compte les besoins des voyageurs et le souci d’aménagement du territoire. » Le gouvernement prendra ses décisions après la présentation du rapport de la commission, afin d’élaborer une nouvelle convention entre l’Etat et la SNCF entrant en vigueur en 2016.

« La participation des collectivités
est désormais déterminante
pour pérenniser cette ligne »

S’agissant de l’état des infrastructures, Mme Boistard a relevé que « des travaux de plus grande ampleur sont nécessaires afin d’assurer la pérennité des voies concernées. De tels travaux ne peuvent s’envisager que dans un cadre partenarial. Le mandat transmis par le Premier ministre au préfet de Provence-Alpes-Côte d’Azur le 20 novembre dernier prévoit par exemple la participation de l’État à la modernisation de la ligne des Alpes en vue de la régénération de la section Briançon-Mont-Dauphin et d’autres sections de l’étoile de Veynes (dans le cadre du prochain contrat de plan Etat-Région, NDLR). La participation des collectivités est désormais déterminante pour pérenniser cette ligne. »

Karine Berger dit rester « mobilisée et vigilante pour que tout soit mis en œuvre pour que la ligne Paris-Briançon soit pérennisée, et que les travaux nécessaires à sa modernisation soient engagés ».


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