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Rémy Oddou Patricia Vincent

Tallard : Rémy Oddou et Patricia Vincent veulent incarner « le sang neuf » aux départementales

13 Fév 2015 - 16:51


Ils ont plaisir à travailler ensemble et ça se voit. Le jeune maire de Lettret Rémy Oddou, chercheur et maître de conférences à l’université Paris Ouest La Défense, se présente aux élections départementales dans le canton de Tallard aux côtés de Patricia Vincent, chef de projet à la Région auprès du directeur du développement du territoire. Cette femme aux multiples vies a été gardienne de refuge puis gestionnaire d’un centre de ski de fond dans le Valgaudemar, avant de devenir chargée de mission au droit des femmes auprès du préfet. Elle habite désormais Fouillouse. Ils ont pour suppléants Agnès Argence, fleuriste puis restauratrice, conseillère d’opposition à Tallard, et Marc Beynet, retraité, ancien maire de Rambaud désormais 1er adjoint, qui a endossé les responsabilités de vice-président à la communauté de communes de la Vallée de l’Avance et au Sivom.

Tous se présentent pour « l’amour de notre département et ses habitants, passionnés par l’action publique pour servir l’intérêt collectif. Nous sommes très complémentaires, chacun apporte son regard et ses compétences ». Ils tiennent d’ailleurs à maintenir ce travail à quatre une fois les élections passées. « Ce qui m’a décidée, c’est le débat autour de l’avenir du département et de la réforme territoriale », ajoute Patricia Vincent. « Pour moi, c’est un aboutissement ; ça fait plusieurs années que je participe à la vie communale en tant que bénévole », précise Agnès Argence. « Je suis là pour défendre l’ensemble des communes rurales du canton », explique à son tour Marc Beynet.

« Ca fait un moment que nous ne sommes plus encartés au PS »

Face à eux, le vice-président du conseil général Jean-Michel Arnaud (UMP) qui leur reproche de ne pas assumer leur étiquette PS. « On peut aussi lui retourner la question, réplique Patricia Vincent. En 2015, où sera-t-il, lui qui a été à droite en 98, à gauche en 2004 puis de nouveau à droite en 2008 ? Ca fait un moment que nous ne sommes plus encartés au PS. Nous ne sommes plus dans le clivage gauche/droite. Je vous défie de trouver une différence entre Valls et Juppé. Nous sommes sans étiquette et nous n’avançons pas déguisés », martèle la candidate. Elle affirme d’ailleurs que leur choix de président à l’assemblée départementale se ferait en fonction de la personnalité, des projets, de la bonne volonté des candidats à ce poste. « On a besoin de sang neuf », estime Agnès Argence. Rémy Oddou juge que « le bilan de M. Arnaud n’est pas bon ».

« Nous ne sommes pas pour une fusion avec les Alpes-de-Haute-Provence »

Quid de leur programme ? Difficile d’en établir un lorsque les compétences collèges, routes et tourisme risquent de passer à la Région. Sur la question sociale, l’équipe souhaite « renforcer le dispositif de solidarité envers les populations les plus fragiles ; accompagner les jeunes dans leur vie adulte et le maintien des personnes âgées à domicile, créer des crèches ».

Côté économie, outre le soutien aux artisans, commerçants, porteurs de projets innovants aussi petits soient-ils, leur attention se porte aussi sur l’agriculture. « Nous voulons soutenir les labels Pomme des Hautes-Alpes, Hautes-Alpes naturellement et plus généralement les produits locaux en mobilisant les acteurs institutionnels et les Haut-Alpins pour qu’ils en soient les ambassadeurs », propose Rémy Oddou. « Il faut aussi aider les jeunes agriculteurs à s’installer. Nous sommes d’ailleurs défavorables au loup dans le département qui nous coûte 1 million d’euros par an », souligne Marc Beynet. La ressource en énergie solaire est sous-utilisée selon le Rambaudin. « Nous sommes le 66e département sur 96 dans ce domaine alors que nous faisons partie des 10 départements les plus ensoleillés ! » Les candidas proposent l’exonération pour moitié de la taxe d’aménagement des projets d’urbanisme qui prévoient la mise en place de panneaux sur les toits.

Le tourisme est leur autre cheval de bataille pour lequel ils demandent la mise en œuvre du schéma départemental. Marc Beynet pense à la valorisation du tourisme cultuel, à la mise en place d’une offre de navettes à l’aérodrome. Patricia Vincent soumet la construction d’une offre touristique avec les deux cantons voisins et évoque une synergie avec les départements limitrophes. « Nous ne sommes pas pour un repli. Les territoires de montagne ont intérêt à s’unir. » Attention, Rémy Oddou prévient : « Nous ne sommes pas pour une fusion avec les Alpes-de-Haute-Provence car deux départements pauvres ne feront pas un département riche. Mais un travail en commun, une mutualisation des moyens, oui. »


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