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Eric et Claire Deluchat

Cervières : le corps de la randonneuse disparue retrouvé à 50 m de celui de son mari

17 Fév 2015 - 15:37

CRS, gendarmes et sapeurs-pompiers ont effectué les recherches dans des conditions difficiles depuis la nuit de dimanche à lundi (photo Sdis 05).
CRS, gendarmes et sapeurs-pompiers ont effectué les recherches dans des conditions difficiles depuis la nuit de dimanche à lundi (photo Sdis 05).

Après avoir retrouvé le corps de son époux hier après-midi, les secouristes ont découvert ce mardi en début d’après-midi celui de la randonneuse de 52 ans emportée par une avalanche dimanche à Cervières, dans le Briançonnais. Elle était ensevelie sous 1,80 mètre de neige et à 50 mètres de l’endroit où le corps de son mari avait été découvert ce lundi. Eric et Claire Deluchat, qui demeuraient à Montbonnot-Saint-Martin, près de Grenoble, étaient partis en raquettes vers 10h35, ce dimanche, au départ du parking du Laus, à Cervières. L’avalanche tragique s’est déclenchée vers 14h15, mais l’alerte n’a été donnée que dans la soirée, la fille des victimes s’inquiétant de ne pas les voir revenir. Le couple n’était pas équipé de dispositif de détection des victimes en avalanche (DVA).

« L’enquête en recherche de personnes disparues est donc terminée et sera clôturée par un classement sans suite de la part du parquet de Gap », annonce le procureur de la République Raphaël Balland, qui renouvelle son appel à la prudence quant aux sorties en montagne qui ont déjà fait 13 morts en moins de deux mois dans les Hautes-Alpes.

Le procureur rappelle les limites pénales
de « la montagne, espace de liberté »

« Si la montagne est un espace de liberté, il n’en reste pas moins que toute personne est susceptible de voir sa responsabilité pénale engagée dans l’organisation ou l’accompagnement d’une sortie, en cas de faute caractérisée qui exposerait autrui à un risque d’une particulière gravité qu’elle ne pouvait ignorer (article 121-3 du code pénal) », rappelle-t-il. « Cette règle est applicable en cas d’accident corporel causé indirectement par la faute caractérisée de l’organisateur et/ou de l’accompagnateur », précise le procureur. « En revanche, il n’existe pas de sanction pénale si, malgré les risques pris, aucun incident ne survient au cours de la randonnée ou s’il n’existe aucun lien de causalité entre l’accident et la faute caractérisée. »


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