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JC Lagarde Briançon (1)

La droite briançonnaise peaufine sa cohésion autour de Jean-Christophe Lagarde

27 Fév 2015 - 12:33


Retour sur la vague de réactions -souvent ironiques- suscitée par la réconciliation entre les deux candidats aux Départementales que sont Romain Gryzka et Arnaud Murgia, ce vendredi matin autour du président national de l’UDI, Jean-Christophe Lagarde. Le premier y voit « une rencontre et une discussion » plutôt qu’une réconciliation. Et en tout état de cause, pour lui, « nous avons la possibilité aujourd’hui de faire basculer deux cantons. On ne va pas s’excuser ou nier ce qui s’est passé l’an dernier lors de la campagne des municipales L’important, c’est aujourd’hui. »

La droite briançonnaise est bien décidée à gagner ces élections. Autour de la table est également présente la présidente de la fédération départementale de l’UDI, la conseillère régionale et maire d’Embrun Chantal Eyméoud. Qui est « persuadée que ces deux cantons, nous allons les gagner. Pour positionner le département dans une logique de gagne en vue des régionales. »

Pour le président de l’UDI, Jean-Christophe Lagarde, c’est « la matinée de l’intelligence politique ». Une formule déjà employée mardi par Christian Estrosi lors de sa venue à Briançon pour soutenir la candidature des deux hommes. Un Jean-Christophe Lagarde qui note que « la question que pose le Briançonnais, c’est combien de temps encore la droite et le centre, qui sont pourtant majoritaires dans cette région, vont encore perdre des élections ? »

Petit tacle au passage : « Il est quand même hallucinant de faire voter les Français dans trois semaines pour des élus dont on ne sait toujours pas ce qu’ils feront. Quelles seront leurs compétences, les budgets, etc… tout ceci est en cours de débat à l’Assemblée nationale. Les travaux sur le sujet reprendront la semaine prochaine. »

«  Il ne s’agit pas d’attendre la croissance des Etats-Unis ou de l’Allemagne pour faire quelque chose »

Pourtant, ces Départementales sont fondamentales dans le quotidien des Français aux yeux de M. Lagarde. Gestion des collèges, accompagnement des personnes âgées en situation de dépendance, aménagement du territoire, défense des lignes de chemin de fer…

Le président de l’UDI ne cache pas son étonnement. « Il y a de cela quelques jours, tout comme l’a fait la Grèce, le président français a demandé un petit sursis à l’échelle européenne. Mais un pays, ce n’est pas fait pour attendre. Il ne s’agit pas d’attendre la croissance des Etats-Unis ou de l’Allemagne pour faire quelque chose. Il faut une vraie réforme », estime-t-il.

La carte du rassemblement à droite fonctionne, comme le souligne Catherine Valdenaire, binôme de Romain Gryzka dans cette élection. Les sympathisants sont mobilisés pour ce café politique à l’Eden bar de Briançon, de bonne heure et de bonne humeur. L’ambiance est détendue et Jean-Christophe Lagarde fera un clin d’oeil, en commençant pour saluer les dames candidates aux côtés des deux jeunes gens. Humour. « Ne vous inquiétez pas », leur adresse-t-il. « Pendant la campagne, ils font les fanfarons. Mais une fois que vous serez élus au conseil général, ce sera comme à la maison ».

Régionales : la tête de liste à Chantal Eyméoud « serait légitime », mais « ce qui compte, c’est le nombre d’élus que nous aurons »

Après les départementales de ce mois de mars, il y aura les régionales en fin d’année. Pour Jean-Christophe Lagarde, « les listes communes UMP-UDI sont d’autant plus importantes que nous sommes dans une Région où le Front national a des chances de faire son chemin. » Pour autant, les négociations entre les deux partis n’ont pas commencé, assure-t-il. « Nous nous sommes dits avec Nicolas Sarkozy que nous commencerons à en parler après les départementales. »

Le maire d’Embrun sera-t-elle tête de liste dans les Hautes-Alpes lors de cette élection ? « Ce serait légitime », répond le président de l’UDI. « Mais ça fera partie de la négociation. Et de la négociation à l’échelle régionale. Parce que ce qui compte au final, c’est le nombre d’élus que nous aurons à la Région. Etre tête de liste, ça dure six mois, le temps d’une campagne. Le travail à la Région, c’est cinq ans. Avoir une tête de liste, si c’est pour avoir moins d’élus au final, ça ne sert à rien. Tout ça se décidera à une échelle plus globale. »

Olivier BUTEUX


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