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T Braillard à Montgenèvre Exercice

Prévention des avalanches : le ministre fait des Hautes-Alpes un département test

28 Fév 2015 - 0:15

Avec 29 skieurs et randonneurs emportés par la neige dans les différents massifs français cet hiver, dont 13 dans le seul département des Hautes-Alpes, il y avait lieu d’interpeller le ministre des Sports, Thierry Braillard. C’est ce qu’a fait le député de la deuxième circonscription Joël Giraud.

Le ministre est donc venu sur le terrain hier, vendredi. Après avoir participé à un atelier sur la prévention et le secours en avalanche avec les secouristes locaux sur le front de neige de Montgenèvre en fin de matinée, il organisait une table ronde avec ces mêmes professionnels du secours dans l’après-midi.

« Je ne suis pas là pour donner de leçon mais pour écouter », indique-t-il d’entrée de jeu. « La montagne est un espace de liberté et elle doit le rester pour tous ». Cela dit, le problème reste entier. En particulier le degré trois des risques d’avalanche (sur une échelle de cinq). « La plupart des accidents ont lieu alors que le risque est estimé à ce niveau trois », souligne le ministre. « Il peut très bien ne rien se passer comme il peut y avoir six avalanches alors que le risque est à ce niveau ».

Un travail sur le niveau 3 des risques d’avalanche « qui pose problème »

En clair, « le degré trois pose problème », ajoute Thierry Braillard. « Il est trop large et mérite d’être précisé ». C’est la raison pour laquelle le ministre a mis en place, au cours de la table ronde, trois groupes de travail pour faire des suggestions au sujet de ce niveau de risque. « Et j’entends bien que ces suggestions soient suivies d’effets », remarque-t-il. Le département des Hautes-Alpes est devenu expérimental, hier. «Les mesures qui seront prises pourront, par la suite, éventuellement toucher tout le monde », note le ministre des Sports.

Coordination des sites d’information sur la qualité de la neige et des conditions de la pratique du hors pistes, actions de prévention, communication des stations sont notamment des axes de travail. Des axes qui devraient être élargis au gré de l’avancée des groupes de travail.

Mais ce que redoute le ministre, c’est que « certains sites internet, de stations notamment, font la promotion de pratiques qui ne sont pas à montrer. Certes, il y a une soif de liberté en montagne. Mais il faut faire attention aux comportements. Parce que tôt ou tard, on n’empêchera pas un procureur d’appliquer strictement la loi ».

Plus que jamais l’appel est à la prudence et à la modération en montagne.

Olivier BUTEUX


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