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Jeune louve

Queyras : le loup blessé et soigné l’été dernier va rejoindre un « parc de vision »

9 Mar 2015 - 17:10

L’été dernier, L’e-media 05 avait révélé qu’une louve avait été blessée par un automobiliste à Ceillac, dans le Queyras, et qu’elle avait été ensuite soignée, ce qui avait suscité l’indignation des éleveurs. Le préfet des Hautes-Alpes, Pierre Besnard, vient d’indiquer dans une lettre au collectif Cap Loup, qui fédère plusieurs associations de protection du loup et qui l’avait interrogé, que l’animal avait survécu à ses blessures et qu’il allait prochainement rejoindre un parc animalier. De leur côté, les associations de Cap Loup demandaient que la louve puisse retrouver la liberté.

«Dans le contexte actuel, c’est un peu scandaleux qu’on paie les soins intensifs d’un loup blessé», commentait René Laurans, président de la FDSEA (Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles), en août dernier. «Nous avons demandé en tout cas à la préfecture que ce loup ne soit pas relâché.»

Cap Loup demandait au préfet pourquoi il refusait que la louve soit relâchée dans la nature, ce qui est pratiqué en Italie en pareil cas, et que, dans ces conditions, l’animal soit décompté du plafond de loups pouvant être tués pour la saison en cours.

Dans sa réponse du 24 février, le préfet indique que la louve, qui était âgée d’environ 4 mois et pesait 9,7 kg, est aujourd’hui « totalement rétablie » et que, « au bout de presque 6 mois de captivité, cet animal est en forme physique mais ne peut être remis en liberté ». Pour les services de l’Etat, « sa rencontre éventuelle avec une meute constituée lui serait certainement fatale ». De plus, « le relâcher des loups en France, qu’ils soient nés et élevés en captivité ou prélevés dans le milieu naturel, est interdit (sauf dérogation de l’autorité administrative) ». Aussi une « solution de placement » a-t-elle été recherchée, en collaboration avec le ministère de l’Ecologie, et « vient d’être trouvée », annonce M. Besnard.

Par ailleurs, le préfet Pierre Besnard précise qu’il n’entend pas « décompter cet animal du plafond d’individus pouvant être tués pour la saison 2013-2014 ».

(Photo d’illustration)


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