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CCIR Provence-Alpes-Côte d'Azur

CCI de Provence-Alpes-Côte d’Azur : la bataille pour la présidence se jouera le 25 mars

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Rien ne va plus entre Dominique Estève et Maurice Brun depuis novembre 2013.
Rien ne va plus entre Dominique Estève et Maurice Brun depuis novembre 2013.

Le président de la CCI de région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Dominique Estève, mis en minorité par six des sept CCI territoriales, a convoqué, ce vendredi, une assemblée générale extraordinaire le mercredi 25 mars à 15h à Sophia-Antipolis (Alpes-Maritimes). Les deux dernières assemblées générales de la CCIR avaient dû être annulées, faute de quorum, à la suite du « blocage institutionnel » organisé par toutes les CCI territoriales provençales, à l’exception de celle de Nice-Côte d’Azur, dont est issu M. Estève. Pour précipiter la chute de ce dernier, plusieurs présidents de CCI ont démissionné, le mois dernier, dont celui des Hautes-Alpes, Maurice Brun.

M. Brun, qui était président de la CCI des Hautes-Alpes depuis 2001 et vice-président de la CCI de Région, pourrait briguer la succession de Dominique Estève pour les dix-huit prochains mois. Il est en « profond désaccord avec la gouvernance actuelle de la CCIR » depuis novembre 2013.

Interrogé ce vendredi soir par L’e-media 05, Maurice Brun ne confirme pas sa candidature. « J’ai mes convictions : je défends l’équité des territoires, qui n’est plus respectée », explique-t-il. Dans le traditionnel clivage entre Nice et Marseille, les « petites » chambres avaient décidé, en 2011, d’opter pour Nice et Dominique Estève après l’engagement de celui-ci de respecter cette équité. Ses soutiens d’hier sont devenus ses opposants car ils considèrent qu’il n’a pas respecté le contrat et qu’il n’y a « plus de dialogue ».

« J’ai pris mes responsabilités en démissionnant, j’irai jusqu’au bout », annonce Maurice Brun. La rumeur veut que la CCI Marseille-Provence soutienne sa candidature. « Une élection, ce n’est jamais joué d’avance », rétorque l’intéressé, en estimant qu’il a « une chance sur six » (soit le nombre de présidents opposés à M. Estève).

De son côté, Dominique Estève a déclaré, dans une interview au Journal des entreprises, qu’il était « trop tôt » pour dire s’il serait candidat à sa propre succession, tout en rappelant que « rien ne le (lui) interdirait ». « Le réseau est incapable de s’auto-administrer », indiquait-il. « On est dans un monde global et on raisonne encore féodal. »

Les 59 membres de la CCI de région seront appelés à voter le 25 mars.


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