Partager sur Facebook Twitter Partager sur Google Plus
Christian Graglia Danielle Lange-Mallet

Départementales : Christian Graglia dénonce l’endettement et veut miser sur le photovoltaïque

14 Mar 2015 - 16:48

[sam_ad id= »5″ codes= »true »]

Comme on pouvait s’y attendre, le conseiller général d’opposition sortant Christian Graglia s’est plus étalé sur le programme du PS et le bilan de la majorité départementale sortante que sur sa propre candidature avec Danielle Lange-Mallet dans le canton de Gap 3 (Sud). Leurs suppléants, Marie-Jo Allemand et Christophe Pierrel, figuraient à leurs côtés lors de cette présentation, ce samedi matin.

Autant dire que la majorité départementale en a pris pour son grade. Sur la question des finances d’abord. « Nous sommes le deuxième département le plus endetté de France. Nos adversaires font semblant de l’ignorer. Nous devons rembourser 20M€ par an pour payer notre dette. Comme par hasard, cette année, on emprunte 21,5M€. C’est intenable », juge Christian Graglia, persuadé que si elle reste au pouvoir, la droite augmentera les impôts « de 15 à 20% » dès l’an prochain. « Il justifieront cette hausse par la baisse des dotations de l’Etat, qui, signalons-le, est une constante depuis 10 ans ! » A titre personnel, l’élu socialiste affirme payer le double d’impôts locaux par rapport à 2008. Il signale que si la gauche est élue, elle n’augmentera pas les impôts. Comment ? « En choisissant entre les investissements non productifs et ceux générateurs d’emplois, en serrant les boulons dans le fonctionnement (éviter les doublons avec l’Etat et les communes, les erreurs de gestion, arrêter de commander des centaines d’études) et en trouvant de nouvelles ressources. »

« Aujourd’hui, on se contente de récolter
les miettes du photovoltaïque »

Sur ce dernier point, il pense principalement à la création d’une agence de l’énergie. Le président du groupe d’opposition au conseil général est « satisfait car on gagne la bataille d’idées sur les énergies renouvelables. Le sujet est aussi abordé par nos adversaires. Dans le Buëch, un nombre important de communes se lancent dans les projets solaires. Pendant sept ans, la majorité a fait la sourde oreille ; elle est frileuse, manque de volonté ». Pour lui, les Hautes-Alpes vont devoir trouver une autre manne que l’or blanc. « Les saisons de ski raccourcissent à cause du réchauffement climatique. A l’horizon 2030, des stations de basse altitude ne pourront plus être équilibrées. Nous tenons à bout de bras des stations déficitaires à travers des politiques de syndicats mixtes. Plutôt que de remplir le tonneau des Danaïdes, il faudrait trouver une aide différente à apporter à ces vallées. »

Cette idée repose sur la combinaison de deux atouts : l’ensoleillement et l’espace, propices au développement d’énergies renouvelables, gérées par une agence de l’énergie. Pour les socialistes, cet outil, né de la collaboration entre les agriculteurs, les associations de défense de la nature, les entreprises et les élus, validerait un zonage opposable, aiderait les territoires à monter leur projet sur les plans technique et juridique, et « permettrait de devenir acteur de notre développement ». « Aujourd’hui, on se contente de récolter les miettes du photovoltaïque en louant du terrain et en touchant des taxes. Nous préconisons la création de sociétés d’économie mixte financées à 50% par l’entreprise, à 40% par les collectivités et à 10% par l’épargne populaire. Le territoire bénéficierait ainsi de 50% du produit du bénéfice et non pas de miettes », soumet Christian Graglia. Il avance un chiffre : « 1 hectare produit 100.000€ de richesses. Le chiffre d’affaires de Serre Chevalier s’élève à 33M€. Pour arriver à ce niveau, il faut équiper 330 ha en photovoltaïque, soit moins que la commune de Lettret ! »

Les socialistes estiment aussi que le social a été « la variable d’ajustement du conseil général. En 2008, ce que Jean-Yves Dusserre appelait politique volontariste (dépenses sociales non obligatoires) représentait 16% contre 1,4% aujourd’hui. On a divisé les crédits par 11 ».

Les candidats PS dans le canton de Gap 3

Christian Graglia, 68 ans, a été professeur agrégé de lettres. Il a plusieurs mandats à son actif : conseiller municipal de Gap de 1995 à 2001, conseiller régional de 1992 à 2008 et conseiller général sortant de Gap Sud-Ouest. Il est à l’origine de la création du pôle universitaire de Gap, fondateur de l’Université du temps libre.

Danielle Lange-Mallet, 67 ans, est professeur technique à la retraite. Elle a été conseillère municipale de Gap de 1995 à 2015 et est conseillère générale suppléante de Gap Sud-Ouest. Elle s’est beaucoup investie dans l’association de quartier de Fontreyne.

Christophe Pierrel, 30 ans, est chef adjoint du cabinet du président de la République. Il a été successivement nommé au cabinet du président de Région, chef de cabinet de deux ministres. Il préside une association citoyenne gapençaise.

Marie-Jo Allemand, 44 ans, est agricultrice à la Tourronde. Elle est membre des associations de Saint-Jean, de la Tourronde et de Fontreyne et a été vice-présidente des Jeunes agriculteurs.


+ Sur le même sujet...