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Gap : « ni gauche, ni droite », le Parti des Hautes-Alpes joue la carte de « l’alternative »

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« Ni droite, ni gauche » répètent inlassablement Georges Obninsky, président fondateur du Parti des Hautes-Alpes, et les autres candidats de cette formation créée l’automne dernier. « Notre démarche est singulière. Mais une des explications de l’abstention et du rejet des partis traditionnels, c’est que les gens ne se retrouvent plus dans ce clivage. Nous pouvons représenter une alternative face à une force qui serait dangereuse pour le département et la nation. On veut dire aux Gapençais qu’ils ne mettent pas tous leurs oeufs dans le même panier. »

Le Parti des Hautes-Alpes sera présent dans deux cantons seulement, à Gap. Georges Obninsky et Brigitte Vincent-Mundubeltz seront en lice dans le canton de Gap 4, où est notamment candidat Roger Didier, tandis que Sébastien Mathieu et Aline Blanchard battent la campagne à Gap 2, face entre autres au conseiller général sortant Claude Feutrier, candidat au côté de la députée Karine Berger.

« Il y a un ras-le-bol de la politique traditionnelle », estime Sébastien Mathieu. « On ressent que les gens attendent une parole sincère et engagée. » Parmi les propositions pour ce canton, qui va de Romette à Saint-Mens, en passant par les Côteaux-du-Forest, le binôme du Parti des Hautes-Alpes évoque la nécessité de « recréer du lien social, en allant plus loin que l’aide aux associations, dans les deux quartiers populaires du Haut-Gap et de Molines », de réaliser « une deuxième déchetterie », de faire du lobbying pour lancer la prochaine tranche de la rocade (entre la courbe de Bayard et Pont-Sarrazin) ou encore d’initier une crèche d’entreprise pour les salariés de la zone Tokoro.

« On est là pour amener
des idées nouvelles »

Georges Obninsky insiste pour sa part sur le développement touristique en voulant faire de Gap « l’Annecy des Hautes-Alpes » et une « destination touristique ». « Le plateau de Gap-Bayard est un vrai balcon sur Gap, et nous souhaitons initier une Maison des Hautes-Alpes, qui serait une vitrine du Gapençais et du département », indique-t-il. « Le Tour de France et le rallye Monte-Carlo, c’est bien, mais on a l’impression qu’on a fait le tour de la question. Il faut soutenir des événements propres à notre ville en prenant exemple sur le triathlon d’Embrun par exemple et en s’appuyant sur les stations, sur Serre-Ponçon, sur l’aérodrome de Tallard… » M. Obninsky souligne également les perspectives que pourraient offrir des infrastructures permettant d’accueillir à Gap des congrès. « Nous avons une population vieillissante, il est indispensable de créer des ressources propres pour offrir des perspectives à nos jeunes. »

« On est là pour amener des idées nouvelles », soutient Georges Obninsky. « On a l’impression qu’on vit repliés sur nous-mêmes. Il faut ouvrir grand les fenêtres et sortir de l’autosatisfaction. »

S’ils sont élus (« En gagnant face à Roger Didier ou à Karine Berger, on aura quand même marqué des points », sourit M. Obninsky), les candidats du Parti des Hautes-Alpes n’auront certes pas un poids important au sein du futur Conseil départemental. Ils sont donc prêts à rejoindre une majorité « qui nous accueillera avec nos projets. On ne sera pas des béni-oui-oui, et on restera fidèle à nos valeurs. On est une petite graine. On a voulu nous écraser, mais une petite graine, ça pousse quand même… »

Et, en décembre, le parti compte bien être présent aux élections régionales « pour faire entendre notre voix à la Région ».


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