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Pole emploi

Pôle emploi va renforcer son accompagnement des chômeurs qui en ont le plus besoin

Stéphan Jules, directeur territorial de Pôle emploi, a décliné, ce vendredi, le projet stratégique Pôle emploi 2020 pour les Alpes du Sud. « L’idée est d’aller vers davantage d’accompagnement renforcé pour ceux qui en ont le plus besoin », souligne M. Jules. « Et aussi de nous placer dans un esprit général de simplification. » A ce jour, environ 800 demandeurs d’emploi sur les 7000 (catégorie A) que compte le département bénéficient d’un accompagnement renforcé. 14 de la centaine d’agents haut-alpins de Pôle emploi sont affectés à leur suivi, « et nous allons atteindre 22 agents, sachant que l’accompagnement renforcé va s’élargir », annonce Stéphan Jules.

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Pour ce faire, une convention a été signée avec le Conseil général pour la mise en place d’un accompagnement global destiné aux demandeurs d’emploi en insertion. Les efforts sont donc conjugués entre services sociaux du Département et les deux conseillères dédiées de Pôle emploi dans les Hautes-Alpes pour « lever les freins » à l’insertion. Qu’ils soient sociaux (addictions, difficultés financières…) ou professionnels, pourvu que des solutions puissent être envisagées dans un délai de six mois maximum.

Dans le cadre de ce nouveau projet stratégique, Pôle emploi a également mis en place à Gap une équipe de sept agents dédiée aux relations avec les entreprises. Dès la fin avril, « ce sera généralisé à toutes les agences des deux départements », précise Stéphan Jules. « Les entreprises demandaient des interlocuteurs propres. Cela va nous permettre de renouer des liens étroits avec les entreprises. C’est le cas à Gap depuis la mi-janvier, et on constate déjà des évolutions positives. Cela permet un accompagnement personnalisé et de mener des recrutements en nombre, comme on a pu le faire pour Darty à Gap ou pour Brico-Dépôt à Sisteron. »

Des inscriptions à distance pour se consacrer plus rapidement au projet professionnel

Côté simplification, l’inscription des demandeurs d’emploi et leur demande d’allocation seront traitées en ligne d’ici 2016. « L’objectif est de recevoir les demandeurs d’emploi dans un délai de deux mois au lieu de quatre, et que la demande d’allocation ait été déjà traitée, de façon à ce que le premier entretien soit consacré uniquement au projet professionnel », explique M. Jules. « Car on sait que, plus on attend, plus le retour à l’emploi est difficile. » Les inscriptions par internet vont aussi impliquer les relais de services publics (RSP). Claude Dimitropoulos, directeur de l’agence de Gap, annonce ainsi que les inscriptions à distance vont débuter « à titre expérimental dès le 7 avril, depuis le Dévoluy ».

L’accueil des demandeurs d’emploi a aussi été adapté. Ils peuvent se présenter sans rendez-vous le matin à l’agence de Gap, mais l’après-midi est réservée aux rendez-vous. « De cette manière, on a doublé les plages d’accueil des demandeurs d’emploi par leur conseiller », précise M. Dimitropoulos. « Cela offre plus de marges de manoeuvre aux conseillers pour accompagner davantage ceux qui en ont le plus besoin. » D’autant que la majorité des demandeurs d’emploi ne retrouve pas un emploi dans leur métier ou leur formation d’origine. « Il y a donc nécessité de les accompagner dans leur transition professionnelle », indique le directeur de l’agence de Gap. « Les conseillers peuvent les y aider, et il y a deux psychologues du travail dans les Hautes-Alpes qui accompagnent cela de façon plus poussée. » A l’inverse, les plus autonomes pourront être volontaires pour un accompagnement « 100% web » qui leur permettra de contacter directement leur conseiller par mail ou même chater avec lui.

Des initiatives sont également menées en direction des jeunes, avec un club Ambition. « 15 jeunes sont suivis pendant trois mois sous la forme d’un club, en partenariat avec les missions locales et avec un conseiller dédié », note Stéphan Jules. Et pour les séniors, un accompagnement spécifique a été mis en place avec l’association Egee, et un système de parrainage fonctionne avec l’UPE et le Rotary. « Il y a une trentaine de demandeurs d’emploi qui sont parrainés et on a de très bons résultats », assure M. Dimitropoulos.

(Notre photo : Claude Dimitropoulos, directeur de l’agence de Gap, Stéphan Jules, directeur territorial de Pôle emploi, et Marie-Christine Brun, directrice adjoint de l’agence de Gap)


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