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Ségolène Royal et la ministre espagnole des Transports à leur arrivée à Seyne-les-Alpes.Ségolène Royal et la ministre espagnole des Transports à leur arrivée à Seyne-les-Alpes.

Crash de l’Airbus A320 : suivez les événements, minute par minute

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De notre envoyée spéciale à Seyne-les-Alpes, Marie-France Sarrazin

600 secouristes sont mobilisés à Seyne-les-Alpes pour rechercher d'éventuels survivants.
600 secouristes sont mobilisés à Seyne-les-Alpes pour rechercher d’éventuels survivants.

Un Airbus A 320 de la compagnie allemande low cost Germanwings s’est écrasé, ce mardi vers 10h53, près de Seyne-les-Alpes (Alpes-de-Haute-Provence), dans le massif des Trois Evêchés. L’avion avait décollé de Barcelone, vers 10h01, et devait rejoindre Düsseldorf (Allemagne). 150 personnes se trouvaient à bord (144 passagers, dont 45 Espagnols, 67 Allemands et des Turcs, et six membres d’équipage), selon la Lufthansa. Il y avait 16 adolescents à bord et deux bébés. Des recherches sont actuellement en cours avec plusieurs hélicoptères de la Sécurité civile, de la gendarmerie et un avion C-135 de l’armée de l’air. Les secours ont pu être hélitreuillés sur les lieux. C’est la catastrophe aérienne la plus grave qu’ait connue la France depuis 1974.

L’avion avait déjà réalisé le trajet inverse, entre Düsseldorf et Barcelone, où il s’était posé à 8h55.

Il pourrait s’agir d’un incident de pressurisation en vol. L’avion s’est écrasé dans le massif des Trois Evêchés, sur son versant dignois.

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Le président de la République François Hollande se rendra sur place, ce mercredi après-midi, avec la chancelière allemande Angela Merkel et le Premier ministre espagnol, Mariano Rajoy.

Voici les premières images du lieu du drame, publiées par nos confrères de La Provence :

19h50 : « C’est un drame effroyable et une tragédie », commente Michel Roy, président du Conseil général des Hautes-Alpes. « Mes pensées vont d’abord aux victimes et à leurs familles, et aussi aux habitants des Alpes-de-Haute-Provence frappés au cœur de leur territoire. Je les assure de toute ma compassion et de mon profond soutien face à ces terribles moments qui endeuillent tout un pays. Le milieu de la montagne et les montagnards que nous sommes, ont toujours su se retrouver et faire preuve de solidarité en toutes circonstances », observe M. Roy, en rappelant que 150 sapeurs-pompiers des Hautes-Alpes sont mobilisés à Seyne-les-Alpes.

« Ce sont les fumerolles qui nous ont permis
de repérer les débris »

19h10 : un médecin urgentiste, interrogé par L’e-media 05, indique que les secouristes « ne distinguaient pas les débris tellement qu’ils sont petits. La plus grosse pièce doit mesurer 2 m². Ce sont les fumerolles qui nous ont permis de repérer les débris. Il ne reste plus rien. Je n’ai jamais rien vu d’aussi terrible. C’est une zone macabre. »

Ségolène Royal arrive sur place avec la ministre espagnole des Transports.
Ségolène Royal arrive sur place avec la ministre espagnole des Transports.

18h34 : Ségolène Royal, ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, arrive à Seyne-les-Alpes avec la ministre espagnole des Transports Ana Pastor. Ils ont préalablement survolé la zone du crash. « Nous sommes venus pour nous recueillir », a indiqué Mme Royal, qui a parlé d’un « drame épouvantable ». « Nous sommes unis dans l’épreuve et dans la peine », a-t-elle indiqué. Alexander Dobrindt a évoqué « une vision d’horreur », après avoir survolé les lieux du crash. Avec Ana Pastor, il a remercié les autorités françaises et les villages alentours pour leur mobilisation.

Alexander Dobrindt a évoqué "une vision d'horreur".
Le ministre allemand des Transports Alexander Dobrindt a évoqué « une vision d’horreur ».

18h : le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, annonce qu’une des deux boîtes noires de l’appareil a été retrouvée par les gendarmes.

17h58 : le ministre allemand des Transports, Alexander Dobrindt, arrive à Seyne-les-Alpes. Le PDG de Lufthansa, Carsten Spohr, est également présent.

17h06 : la gendarmerie nationale rappelle que le survol de la zone du crash est interdite de survol. Les routes sont également barrées à proximité.

"La violence du choc laisse peu d'espoir", a déclaré Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur.
« La violence du choc laisse peu d’espoir », a déclaré Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur.

16h30 : le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, parle d’un « drame terrible. Nous mobilisons des moyens exceptionnels : près de 300 sapeurs-pompiers, 300 militaires de la gendarmerie nationale, dont les gendarmes de haute montagne qui ont une bonne connaissance de cette zone, dix hélicoptères et un avion militaire pour faciliter le déroulement de l’enquête. La violence du choc laisse peu d’espoir (de retrouver d’éventuels survivants, NDLR). Il convient de rester prudent tant que l’enquête n’aura pas donné ses premiers résultats. »

15h57 : le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, vient d’arriver à Seyne-les-Alpes. Il est accompagné de l’ambassadrice d’Allemagne en France, Susanne Wasum-Rainer.

Le général Galtier, commandant de la région de gendarmerie.
Le général Galtier, commandant de la région de gendarmerie.

15h49 : « Des caravanes pédestres sont hélitreuillées sur place pour tenter de rechercher des survivants », indique le général David Galtier, commandant la région de gendarmerie de Provence-Alpes-Côte d’Azur. « La zone est très difficile d’accès. Nous approchons de la nuit et de chutes de neige. » Les enquêteurs de la brigade de gendarmerie des transports aériens de Marseille, en lien avec les gendarmes de la section de recherches de Marseille, sont attendus sur place ce mercredi matin, ainsi que des experts de l’institut de recherches criminelles de la gendarmerie de Rosny-sous-Bois.

15h45 : le maire de Seyne-les-Alpes, Francis Hermitte, indique qu’un gymnase a été réquisitionné pour accueillir les familles des victimes et les personnalités (la chancelière allemande Angela Merkel devrait se rendre sur place ce mercredi). Selon le maire, un seul habitant de la commune « a entendu un énorme bruit vers 11 heures ».

Le procureur de Marseille, Brice Robin.
Le procureur de Marseille, Brice Robin.

15h33 : Brice Robin, procureur de la République de Marseille, est à Seyne-les-Alpes. « Les corps sont fortement abimés », indique-t-il. « C’est impressionnant. Les débris sont disséminés sur un hectare. Il n’y a vraisemblablement pas de survivants. » Pour l’heure, « il n’y a aucune hypothèse », précise le procureur. Une enquête pour homicides involontaires a été ouverte.

15h29 : selon La Provence, un habitant du Vernet indique avoir « conduit une douzaine de gendarmes vers les lieux du crash, dans le col de Mariaud. De là-haut, j’ai pu voir les débris. Il ne fait aucun doute pour moi, l’avion a tapé la falaise ».

15h14 : cinq gendarmes du PGHM de Briançon et onze policiers de la CRS-Alpes de Briançon sont engagés pour rechercher les victimes du crash.

15h09 : l’avion a décroché à partir de 10h35, indique le patron de Germanwings lors d’une conférence de presse en Allemagne. La chute a duré 8 minutes. Le contact de l’avion avec les radars a été perdu à 10h53. Il se trouvait à une hauteur de 6000 pieds environ, après avoir perdu 35.000 pieds. Cet Airbus A320 a été livré en 1991. Il était sous pavillon Germanwings depuis 2014. Le dernier check-up a eu lieu en mars à Dusseldorf par les équipes techniques de Lufthansa. Le dernier check-up important avait eu lieu durant l’été 2013. Le commandant a plus de 10 ans d’expérience au sein de la Lufthansa et Germanwings et plus de 6000 heures de vol sur Airbus.

14h58 : 150 sapeurs-pompiers des Hautes-Alpes sont mobilisés à Seyne-les-Alpes, aux côtés de leurs collègues des Alpes-de-Haute-Provence, également renforcés par les Alpes-Maritimes et bientôt par les marins-pompiers de Marseille. Les effectifs haut-alpins sont les plus nombreux sur place étant donné leur proximité géographique et leurs moyens adaptés.

14h49 : contrairement aux informations données plus tôt par Alain Vidalies, secrétaire d’Etat aux Transports, l’équipage n’avait pas émis d’appel de détresse. C’est le contrôle aérien qui a déclaré l’avion en détresse après qu’il eut disparu des écrans de contrôle, selon la DGAC (direction générale de l’aviation civile).

14h19 : Michel Vauzelle, député, président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, évoque un « drame terrible et bouleversant. Il est très important que les causes de cet accident soient rapidement connues.  Je sais que nous pouvons compter sur la forte mobilisation de la France sous l’impulsion du Chef de l’Etat. La région Provence-Alpes-Côte d’Azur et la France sont aujourd’hui en deuil aux côtés de l’Allemagne et de l’Espagne.»


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