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Pompiers 05 crash

Crash : les sapeurs-pompiers haut-alpins auprès des familles avant de recueillir les dépouilles

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Le lieutenant-colonel Patrick Moreau, directeur du service d’incendie et de secours des Hautes-Alpes, revient sur le déroulement de la journée d’hier, marquée par l’effroyable crash de l’A320, dans les Alpes-de-Haute-Provence.

« Juste avant 11 heures, nous sommes appelés par le Codis 04 qui nous informe qu’un gros porteur se serait écrasé à la limite des Hautes-Alpes, au-dessus de Serre-Ponçon. Il nous demande de préconstituer un groupe de secours au cas où. Cinq à dix minutes plus tard, en ligne avec le directeur du Sdis 04, je lui demande s’il ne s’agit pas d’un exercice. Il me répond que non. Nous décidons de doper le groupe initial au cas où des gens pourraient être sauvés. » Au total, 150 sapeurs-pompiers haut-alpins sont dépêchés sur les lieux, avec des ambulances, deux hôpitaux de campagne, tous les pompiers capables d’intervenir en milieu hostile, tous les engins d’extraction particuliers à même d’aller là où d’autres engins ne passent pas, le PC de commandement pour être en autonomie. « Ce qui est remarquable, c’est qu’en une heure et demie, 150 sapeurs-pompiers ont réussi à être sur place, faisant preuve d’une belle réactivité et force de frappe. D’ailleurs, nous avons été parmi les premiers à arriver là-bas et on s’est vu confier l’aménagement de l’aérodrome (point de départ de toutes les opérations, NDLR) », raconte M. Moreau.

Très vite, les secouristes se rendent compte de l’ampleur du drame, que la probabilité de retrouver un survivant est mince. « Nos moyens sont restés en stand-by. En fin d’après-midi, ils ont été en grande partie désengagés », révèle le lieutenant-colonel.

Aujourd’hui, une trentaine de sapeurs-pompiers haut-alpins spécialisés dans le secours à personnes, des médecins, infirmiers et deux hôpitaux de campagne sont réquisitionnés pour intervenir auprès des familles dans un état de détresse psychologique. « Demain, devraient débuter les opérations d’extraction ; nous y serons associés », ajoute le directeur du Sdis.

En termes de logistique, ce n’est pas la plus grosse intervention que les secouristes haut-alpins aient eu à traiter.  « C’est moins que pour un feu de forêt important ou même le Monte-Carlo. » Mais c’est un événement terrible. « Je n’ai pas eu de réaction de gens choqués mais conscients qu’il n’y avait aucune chance de trouver des survivants. Tous avaient espoir de secourir des personnes ; on avait tout ce qu’il fallait pour. »

(Photo Sdis 05)


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