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Crash Gendarmerie

Crash de l’Airbus A320 : le point sur l’enquête et la vidéo de la zone du drame

25 Mar 2015 - 22:53
Gendarmes et enquêteurs du BEA continuent de rechercher la seconde boîte noire (photo Gendarmerie nationale).
Gendarmes et enquêteurs du BEA continuent de rechercher la seconde boîte noire (photo Gendarmerie nationale).

Les premières évacuations de restes de victimes du crash de l’Airbus A320 de la compagnie Germanwings auraient commencé, ce mercredi. De nombreux gendarmes et CRS du secours en montagne sont engagés sur les lieux, ainsi que des enquêteurs de la section de recherches de la gendarmerie des transports aériens de Marseille, du BEA (Bureau d’enquêtes et d’analyses) et leurs homologues espagnols et allemands, et des techniciens de l’Institut de recherches criminelles de la gendarmerie nationale. Ils sont épaulés depuis ce mercredi matin par 70 militaires du 4e régiment de chasseurs. Les sapeurs-pompiers devraient également être associés aux opérations dès ce jeudi. Le dispositif a été levé à la tombée de la nuit. Cinq gendarmes ont été maintenus sur les lieux pour en interdire l’accès.

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Quatre experts du département de « Réponse aux incidents » (IRT) d’Interpol viendront également apporter une aide pour l’identification des victimes et un soutien linguistique. Interpol dispose notamment d’un processus d’identification des victimes (DVI – Disaster victims identification guidelines, qui consiste à collecter et à comparer des échantillons d’ADN, des empreintes digitales ou dentaires avec d’autres récupérés à leur domicile ou fournis par les familles des victimes.

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Parallèlement, les enquêteurs poursuivent leurs recherches pour retrouver la deuxième boîte noire, le FDR (Flight Data Recorder), qui enregistre les paramètres de l’avion. « Son enveloppe a été retrouvée, mais pas la boîte noire », a indiqué le président de la République, François Hollande, qui a passé trois heures à Seyne-les-Alpes et au Vernet, ce mercredi après-midi, aux côtés de la chancelière allemande Angela Merkel et du président du gouvernement espagnol Mariano Rajoy.

"Des données utilisables" ont pu être extraites de la première boîte noire (photo BEA).
« Des données utilisables » ont pu être extraites de la première boîte noire (photo BEA).

S’agissant de la première boîte noire, qui a été retrouvée mardi après-midi, son analyse a débuté par le BEA. Le CVR (Cockpit Voice Recorder) enregistre des données audio : les échanges entre les pilotes et avec les contrôleurs ainsi que l’environnement acoustique du poste de pilotage (conversations, bruits, alarmes sonores). Le directeur du BEA, Rémi Jouty, a précisé que les experts avaient pu «extraire des données utilisables» du CVR, tout en soulignant la nécessité d’identifier les sons, les alarmes et les voix, et de les confronter aux paramètres du vol que contient le FDR.

Ce jeudi, plusieurs centaines de proches des victimes devraient arriver au Vernet. La Lufthansa a organisé deux vols spéciaux au départ de Düsseldorf et de Barcelone, ce jeudi matin, à destination de Marseille. Les familles seront accueillies par une cellule spéciale à l’aéroport de Marseille-Provence avant d’être conduites à Digne-les-Bains puis au Vernet, d’où elles pourront, pour celles qui le souhaitent, s’approcher des lieux du drame. Une seule famille est arrivée à Seyne-les-Alpes, ce mercredi, selon François Hollande.

Voici des images de la zone du crash, diffusées par le ministère de l’Intérieur :


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