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Le procureur de Marseille, Brice Robin.Le procureur de Marseille, Brice Robin.

Crash : selon le procureur, le copilote avait « la volonté de détruire l’avion »

26 Mar 2015 - 13:40

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Le procureur de la République de Marseille, Brice Robin, a confirmé, ce jeudi midi, lors d’une conférence de presse à l’aéroport de Marseille-Provence, que le copilote de l’Airbus A320 de Germanwings, Andreas Lubitz, 28 ans, avait manifestement « la volonté de détruire l’avion ». Selon lui, il n’y a cependant « aucun élément qui milite en faveur d’un attentat terroriste ». Le parquet a sollicité « des renseignements de la part des autorités allemandes » pour établir l’environnement de M. Lubitz, qui n’était « pas répertorié comme terroriste ».

Le procureur a retracé les dix dernières minutes précédant le crash à partir des éléments issus de la boîte noire de l’appareil, non sans reprocher au BEA (Bureau d’enquêtes et d’analyses) d’avoir tardé à les transmettre aux enquêteurs judiciaires. Le commandant de bord a laissé les commandes de l’A320 à son copilote, vraisemblablement pour satisfaire un besoin naturel. Lorsqu’il est revenu au cockpit, son copilote ne lui a pas ouvert la porte. Il n’a pas répondu à ses appels répétés, ni aux « coups portés violemment » contre la porte blindée. « Il n’a rien dit pendant qu’il était seul, aucun mot », a précisé Brice Robin, qui a par ailleurs indiqué qu’il avait « une respiration normale, qui n’était pas haletante, jusqu’à l’impact final ». L’avion datant de 1991, il n’était semble-t-il pas équipé d’un digicode permettant à l’équipage de pénétrer dans le cockpit en cas de problème.

Pour les enquêteurs, « l’interprétation la plus plausible, au moment où je vous parle, c’est qu’il a eu la volonté de détruire cet avion par une abstention volontaire. Il a refusé d’ouvrir la porte de la cabine de pilotage au commandant de bord et a actionné le bouton commandant la perte d’altitude. Il n’avait aucune raison de baisser l’altitude et de refuser au commandant de bord de revenir, il n’a pas tapé un code de détresse, il a refusé de répondre aux nombreuses demande du contrôle aérien de Marseille, ça fait beaucoup », a déclaré M. Robin. Ce dernier s’est refusé à parler de suicide, car, à son sens, « on ne peut pas utiliser ce mot quand on a la responsabilité de 144 passagers ».

Comme il l’a expliqué ce jeudi matin à plus de 200 proches des victimes arrivées à l’aéroport de Marseille-Provence, le procureur a estimé que les passagers n’avaient dû « s’en rendre compte qu’au dernier moment », car « on entend des cris dans les tout derniers instants ».

Ce jeudi après-midi, la police allemande a déployé un dispositif devant le domicile d’Andreas Lubtiz, à Montabaur, près de Francfort :

(Notre photo : le procureur de Marseille, Brice Robin, lors de son déplacement à Seyne-les-Alpes, ce mardi après-midi)


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