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barrage de serre-ponçon

Crash de l’A320 : et si l’avion s’était écrasé sur le barrage de Serre-Ponçon ?

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Le crash de l’A320 de Germanwings survenu mardi au Vernet, dans les Alpes-de-Haute-Provence, prend une tournure d’autant plus tragique qu’il s’agissait manifestement d’un acte délibéré de la part du copilote allemand, profitant de la sortie du commandant de bord pour amorcer la descente fatale aux 150 occupants de l’Airbus. L’appareil s’est écrasé à plus de 700 km/h en pleine montagne. Il peut paraître maladroit de penser en ces termes _ mais qui n’y a pas songé ?_ : si le commandant de bord s’était absenté deux minutes avant ou après, où l’appareil aurait-il échoué ?

Le bilan aurait pu être bien pire encore si la catastrophe s’était produite en pleine ville. Suivant cette même trajectoire jusqu’à Düsseldorf, l’avion aurait très bien pu toucher Barcelonnette, Embrun, la station des Orres, celle de Vars ou une commune du Queyras… « A une minute près, il était chez nous », notait le lieutenant-colonel Patrick Moreau, directeur du Sdis 05, ce mercredi.

Comment ne pas penser aussi à la probabilité de voir l’engin frapper le barrage de Serre-Ponçon, situé à 25 km à vol d’oiseau du lieu du crash, soit à 2 minutes de vol ? C’est une hypothèse qu’EDF refuse de commenter. « Ce sont des données que l’on ne communique pas pour des raisons de sécurité. Par rapport à la configuration, cette possibilité était peu probable », réagit-on chez le concessionnaire de l’ouvrage.

Le risque d’un acte volontaire n’apparaît jamais dans les documents publics concernant la sécurité du barrage. On sait en revanche que c’est un risque intégré par les services de sécurité et EDF. L’élévation du niveau du plan Vigipirate entraîne ainsi l’interdiction totale des visites du barrage, déjà limitées en temps normal.

Rappelons également que le barrage a été construit pour résister aux forts séismes et aux crues.


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