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Conseil général (1)

Hautes-Alpes : la droite renforce sa majorité au Conseil départemental

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La droite gagne très largement ces élections départementales dans les Hautes-Alpes. Après avoir remporté quatre cantons dès le 1er tour (Guillestre, Saint-Bonnet-en-Champsaur, Serres et Veynes), elle s’impose ce dimanche dans les quatre cantons de Gap, à Briançon 1, L’Argentière-la-Bessée et Embrun.

La gauche arrive en tête dans quatre cantons : Briançon 2 (d’une courte tête de dix voix !), Tallard (l’un des coups de tonnerre ce dimanche soir), Laragne-Montéglin et Chorges (avec la défaite de Victor Berenguel).

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La droite cumulera donc 22 conseillers départementaux sur 30, alors qu’elle n’avait que 16 sièges dans l’assemblée sortante (contre 13 à la gauche PS-PRG-divers gauche et un indépendant).

Cette élection est également marquée par la chute de ténors, qu’il s’agisse de Jean-Michel Arnaud et de Victor Berenguel à droite, ou de Christian Graglia et de Karine Berger à gauche. Plus globalement, ce renouvellement va entraîner un bouleversement sans précédent au sein du Conseil départemental : seuls huit sortants (dont six dans la majorité) vont y demeurer, tandis que 22 nouveaux élus (dont 16 au sein de la majorité) font leur entrée. « Il va y avoir une période de rodage assez longue », pronostique Joël Bonnaffoux (PS), réélu dans le canton de Chorges. « Nous allons discuter avec chacun des compétences et des centres d’intérêt pour envisager le futur bureau », annonce Jean-Marie Bernard, sortant (UMP).

Présidence : Jean-Marie Bernard favori, mais…

Reste à savoir qui sera celui (ou celle) qui sera élu(e) président du nouveau Conseil départemental, ce jeudi matin. Jean-Marie Bernard, réélu à Veynes dès le 1er tour, fait figure de favori, d’autant que ses principaux rivaux potentiels, Victor Berenguel et surtout Jean-Michel Arnaud, ont été battus ce dimanche soir. Le maire de Gap, Roger Didier, qui a réussi le grand chelem puisque les huit nouveaux élus de Gap (il est le seul sortant) étaient soutenus par sa municipalité, va peser de tout son poids dans cette élection. Il se murmure qu’il pourrait apporter son soutien à Marcel Cannat si celui-ci visait la présidence du Conseil départemental, à moins qu’il ne soit lui-même candidat (ce qui l’obligerait à démissionner de son mandat de maire). On cite également le nom de Patrick Ricou. Les principaux leaders de la majorité (à l’exception de Roger Didier, qui n’est pas venu à l’hôtel du département) se sont longuement réunis à l’écart pendant cette soirée après avoir pris connaissance de cette large victoire. Une réunion de l’ensemble de la majorité départementale est prévue ce lundi après-midi.

Michel Roy est un « président satisfait » par cette « très large majorité »

« Ce soir, je suis un président satisfait, même si je déplore la défaite de nos collègues Victor Berenguel/Muriel Michel-Rispaud à Chorges, Jean-Michel Arnaud/Dominique Boubault à Tallard, Romain Gryzka/Catherine Valdenaire à Briançon 2 et Bruno Lagier/Martine Garcin à Laragne », commente Michel Roy, président du Conseil général dans un communiqué. « Ces résultats témoignent du fort soutien apporté à la politique menée par notre majorité mais aussi par l’union des forces de droite et du centre pour le deuxième tour. Néanmoins, c’est une page qui se tourne ce soir pour notre département avec de nombreux élus qui ne se représentaient pas et à qui j’adresse mes amicales pensées. Je me félicite également de cette assemblée renouvelée et féminisée. C’est une très large majorité qui va présider aux destinées de notre territoire de montagne pour les six ans à venir. Ce soir bien sûr, j’ai une pensée émue pour notre regretté président Jean-Yves Dusserre, qui avec une majorité de 16 conseillers généraux sur 30, avait su trouver la voix du consensus et du rassemblement apaisé. »

Henriette Martinez démissionne de la présidence de l’UMP, qu’elle souhaite voir confiée au futur président du Conseil départemental

De son côté, Henriette Martinez, présidente de l’UMP, annonce ce dimanche soir sa démission. « J’avais dit que j’irai jusqu’aux départementales lorsque j’aurais fait le boulot. C’est le cas puisque la droite est largement majoritaire au Conseil départemental. On annonce la création d’un nouveau parti après le RPR et l’UMP. Je suis fatiguée, c’est trop. Je n’ai plus le courage. Je pars l’esprit tranquille. Je souhaite que le président du Conseil départemental soit le président de l’UMP. »

« Le point positif, c’est le renouvellement des cadres », estime Thierry Baud (EELV)

La députée (PS) Karine Berger, elle-même battue à Gap, « salue les victoires des binômes Bonnaffoux/Rossi, Fromm/Poyau et Truphème/Armand. Dans un contexte électoral très difficile, ils emportent à la fois la confiance de leurs électeurs, et pourront porter l’expression de la gauche et du progrès au sein d’une assemblée départementale. »

Thierry Baud, porte-parole d’Europe Ecologie-Les Verts, évoque une « victoire attendue et incontestable. Mieux valait ne pas être présents et éviter d’éparpiller les voix. Il y a maintenant nécessité de préparer les régionales. Le point positif, c’est le renouvellement des cadres du Conseil général. Les dinosaures sont partis, ce qui va aider à dépoussiérer l’institution. »


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