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Hautes-Alpes : rien n’est réglé pour la présidence du Conseil départemental

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Après la victoire de la droite aux élections départementales (avec 22 sièges sur les 30 du Conseil départemental), l’heure reste aux négociations au sein de la majorité en vue de déterminer le candidat (il n’est manifestement pas question de parler au féminin…) qui briguera la présidence, ce jeudi matin, lors de la séance d’installation. Un choix d’autant plus déterminant que, pour la première fois dans l’histoire de l’institution, cette présidence est destinée à durer six ans. Il n’y aura en effet plus de renouvellement par moitié de l’assemblée départementale, comme c’était le cas jusqu’à cette réforme.

Jean-Marie Bernard (UMP), réélu dès le premier tour dans le nouveau canton de Veynes, ne faisait plus mystère, ces dernières semaines, de ses ambitions. Il a réaffirmé sa candidature, ce lundi après-midi, devant les élus de la nouvelle majorité départementale. Aucun autre candidat ne s’est manifesté, « mais les Gapençais ne se sont pas positionnés », observe l’un des participants. « Aucune fumée blanche n’est sortie », sourit-il. Dimanche, il se murmurait que le maire de Gap, Roger Didier, qui a réussi le grand chelem en remportant les quatre cantons de la ville, pourrait préférer Marcel Cannat. Mais, ce lundi, la victoire pourrait avoir donné de l’appétit à Roger Didier. Il ne l’a pas formalisé lors de cette réunion, mais il pourrait lui-même briguer la présidence. Ce qui l’obligerait à démissionner de son siège de maire pour le confier à l’un(e) de ses adjoint(e)s. A moins qu’il n’entretienne le doute pour mieux négocier le nombre de vice-présidences qui reviendraient à des élus gapençais…

En attendant, rien n’est donc joué. Le seul point sur lequel la majorité semble être tombée d’accord, c’est le principe de s’accorder préalablement sur une candidature qui ferait l’unanimité. Marcel Cannat et Patrick Ricou, dont les noms sont également cités, n’ont pas fait acte de candidature. Mais ils ne s’interdiraient pas de le faire, si cela devait permettre de créer le consensus nécessaire.

Les vice-présidences vont également faire débat

« On attend de voir », avance un élu sortant. Une nouvelle réunion aura lieu ce mardi pour tenter de parvenir à un accord. Qui sera lui-même un préalable aux discussions sur les vice-présidences, dont il ne semble pas vraiment avoir été question ce lundi. Si ce n’est que les élus sortants de la majorité revendiquent les cinq vice-présidences masculines (seules quatre reviendraient à des femmes au titre de la parité) au nom de leur expérience au sein de l’institution… Mais, là encore, la question devrait faire débat. « Nous assistons à un grand renouvellement au Conseil départemental, ce qui est une chance. Cela va permettre à ceux qui arrivent de prendre toute leur place », commentait Marc Viossat, nouveau conseiller départemental d’Embrun, dimanche soir. « Nous allons tout mettre en oeuvre pour que le canton d’Embrun soit bien représenté. » Sans parler des ambitions d’Arnaud Murgia, qui a fait chuter Alain Fardella à Briançon 1…

Bref, les discussions du troisième tour risquent d’être finalement moins évidentes que la victoire dans les urnes. Et encore, les surprises du scrutin ont éliminé de la course Jean-Michel Arnaud et Victor Bérenguel… Qu’est-ce que cela aurait été!


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