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Roger Didier

Conseil départemental : le maire de Gap, Roger Didier, favori pour la présidence

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Rien ne va plus à droite. Les tractations en vue du troisième tour (l’élection du futur président du Conseil départemental et de ses vice-présidents) ont été interrompues ce mercredi matin, faute d’avancée. La rencontre de la dernière chance entre le maire du Dévoluy, Jean-Marie Bernard, et celui de Gap, Roger Didier, tous deux candidats déclarés à la présidence, n’a fait que confirmer la détermination des deux hommes. Tous deux devraient donc être candidats, lors de la session d’installation, qui se déroulera ce jeudi à 9h30 sous la présidence (provisoire…) de Gérard Fromm, doyen d’âge de la nouvelle assemblée. A moins qu’un(e) troisième candidat(e) ne s’invite à la dernière minute pour tenter de mettre un terme à cette incroyable division au sein de la majorité, qui a pourtant remporté 22 des 30 sièges! « Je laisse faire les choses et je verrai en rapport », indique ainsi un élu sortant.

La candidature de Roger Didier, maire de Gap et président de la communauté d’agglomération « Gap en + grand », a surpris un certain nombre de conseillers départementaux, d’autant qu’il ne l’avait jamais évoquée auparavant. Nombre d’entre eux ne pouvaient pas imaginer qu’il puisse lâcher son mandat de maire, et c’est aussi le cas de nombreux Gapençais. L’intéressé reste silencieux. Il s’est exprimé mardi devant les membres de la majorité, en appelant à une gestion rigoureuse du Département. Le poids de Gap au sein de l’assemblée inquiète certains élus ruraux, mais des pressions politiques semblent corriger le rapport de forces.

Le maire de Gap aurait obtenu le ralliement de plusieurs élus supplémentaires

Selon toute vraisemblance, Roger Didier sera donc élu président du Conseil départemental ce jeudi matin. Outre le vote des huit élus gapençais, il a obtenu le soutien du binôme d’Embrun, de Gérard Tenoux (Serres) et d’Arnaud Murgia (Briançon 1). Le maire de Vallouise, Jean Conreaux, pourrait également lui accorder sa voix, ainsi que Valérie Garcin (Guillestre). Si Marine Michel (Briançon 1) et Marie-Noëlle Disdier (L’Argentière-la-Bessée) suivent leur colistier, le maire de Gap pourrait obtenir la majorité absolue de 16 voix (alors qu’il n’avait obtenu que douze voix contre dix à Jean-Marie Bernard lors du vote organisé mardi au sein de la majorité). Même si Roger Didier peut être élu président avec une majorité relative, il aura ensuite besoin d’une majorité absolue pour désigner les vice-présidents et pour gérer sereinement le Département pendant six ans.

De nombreux contacts ont été établis de part et d’autre, ce mercredi, pour s’assurer des votes lors de la session d’installation. On peut imaginer que les vice-présidences constituent l’un des arguments utilisés. Les suffrages résultent aussi de subtils équilibres politiques pour d’autres échéances. Le maire d’Embrun, Chantal Eyméoud, par ailleurs présidente départementale de l’UDI et conseillère régionale, a ainsi pesé dans les négociations. Vraisemblablement pour s’assurer le soutien de Roger Didier en vue des régionales de décembre prochain. Dans le même temps, des proches de Jean-Michel Arnaud, battu lors du second tour et rival annoncé du maire du Dévoluy à la présidence du Conseil départemental, semblent attribuer une part de responsabilité à Jean-Marie Bernard dans cette défaite.

Sauf surprise de dernière minute, qui reste toujours possible au regard du feuilleton de ces dernières 72 heures, Roger Didier ne sera donc plus maire de Gap dans quelques jours, un an après avoir été réélu. La loi lui interdit en effet le cumul entre la présidence de deux exécutifs. C’est son premier adjoint, François Daroux, qui pourrait prendre sa succession en tant que premier magistrat de la ville, s’il accepte. Sinon, le poste reviendrait à la deuxième adjointe, Maryvonne Grenier, nouvellement élue au Conseil départemental.


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