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Elections départementales : quatre recours déposés dans les Hautes-Alpes

Quatre « protestations électorales » ont été déposées à la suite des dernières élections départementales dans les Hautes-Alpes. Ces recours concernent les cantons de Briançon 2 (Briançon-Montgenèvre-Clarée), de Gap 1 (centre-ville), de Gap 3 (Fontreyne – Saint-Jean – Sainte-Marguerite) et de Laragne-Montéglin.

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A Briançon 2, où ils ont été devancés de dix voix seulement par le maire (PS) de Briançon Gérard Fromm et Aurélie Poyau, Romain Gryzka (UMP) et Catherine Valdenaire (UDI) ont été les premiers à annoncer le dépôt d’un recours en annulation. « Nous déplorons plusieurs incidents qui remettent en cause le résultat, indiquait le binôme UMP. Par conséquent, nous ne reconnaissons pas la victoire de la gauche qui a usé de moyens non réglementaires. »

A Laragne-Montéglin, c’est Bruno Lagier, maire de Barret-sur-Méouge et candidat malheureux de l’UMP, qui a déposé un recours. Tout en confirmant l’information, M. Lagier préfère ne pas livrer, « pour le moment », les éléments sur lesquels il se fonde.

« Le FN, ce n’est pas mon problème,
mais cela s’est fait à mon détriment »,
estime Christian Graglia

A Gap 1, c’est Guy Blanc, ancien conseiller général (divers gauche), battu par Brigitte Gaudin et Francis Zampa (divers droite), qui a décidé de contester l’élection. Il s’appuie sur le constat fait par un électeur de l’absence de bulletins du Front national dans le bureau de vote n°4 (école de Verdun) vers 9h30. Il n’y avait que quatre piles de bulletins de vote au lieu de cinq. Les bulletins des candidats du Front national, Patrick Deroin et Michèle Herbert, avaient disparu. Ces derniers n’ont pas déposé de recours : « C’est un problème important et grave, estimait M. Deroin. Mais vu le nombre de voix que nous avons recueillies et le nombre de voix que nous sommes susceptibles d’avoir perdues, cela ne justifie pas de faire un recours à nos yeux. De plus, il n’est jamais agréable de devoir retourner voter dans ces conditions. Je reconnais le résultat du 1er tour, même s’il est faussé. » Le binôme FN était arrivé en troisième position au premier tour, à 32 voix derrière Mme Gaudin et M. Zampa. Or, une cinquantaine d’électeurs ont voté entre 8h et 9h dans le bureau n°4, où on ignore la durée exacte de l’absence des bulletins des candidats du Front national.

Enfin, à Gap 3, c’est un électeur du canton, proche de Christian Graglia, qui était conseiller général sortant (PS), qui est l’auteur du recours. Il se base sur le procès-verbal des résultats du premier tour au bureau de vote n° 17 (école de Fontreyne), « qui a été rendu tardivement, à 22h30, et qui compte de nombreuses ratures et chiffres barrés et modifiés ». Dans ce canton, c’est aussi le résultat du FN au premier tour qui pourrait peser. Si Martine Lelievre et Jean-François Gaspard-Angeli avaient obtenu deux voix supplémentaires, ils auraient été en position de se maintenir au second tour, dans une triangulaire. « Le problème soulevé ne porte que sur la répartition entre les bulletins blancs et les bulletins nuls, ce qui ne remet absolument pas en cause l’élection », rétorque Christian Hubaud (UMP), qui a été élu dans ce canton. « Si certains sont amers, c’est leur problème, mais je suis parfaitement serein. »

Le fait que les protestations pour ces deux cantons de Gap viennent de la gauche et non du FN, directement concerné, a de quoi interpeller. « Le FN, ce n’est pas mon problème », objecte Christian Graglia. « Ce qui m’intéresse, c’est l’élection elle-même. Cela s’est fait à mon détriment, puisque ça aurait changé la configuration au second tour. J’aurais eu plus de chances de résister. »

Le tribunal administratif de Marseille dispose d’un délai de trois mois pour se prononcer sur ces quatre recours électoraux.


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