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conseil municipal : l'opposition

Caméras de surveillance à Gap : l’opposition demande un bilan avant d’en acheter davantage

10 Avr 2015 - 20:36

Le conseil municipal de Gap avait à se prononcer sur l’implantation de 10 nouvelles caméras de surveillance, en plus des 21 existantes : aux ronds-points des Marronniers, de Décathlon, du Sénateur, du parc Givaudan, aux intersections de la route de Villarobert et de l’avenue Commandant-Dumont, de la route de Valserres et de celle de Beauregard, rue Jean-Macé, place Gavotte, sur la Placette et une caméra mobile avenue d’Embrun.

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Comme prévu, cette délibération a suscité bien des réactions parmi l’opposition. « Je suis incapable de me prononcer à titre personnel, il me faut un bilan clair. Je suppose que les personnes en charge de la délinquance peuvent nous éclairer », avance le conseiller d’opposition socialiste Bernard Jaussaud. Un avis partagé par Jean-Claude Eyraud (Gauche – Tous capables) qui ajoute : « On ne connaît pas le coût de ces 10 caméras et on nous demande de voter, c’est un peu gros ! ». « Aujourd’hui, nous demandons simplement l’autorisation d’équiper dix nouveaux lieux, pas plus », objecte le maire.

Jean-Michel Mora, à la tête du comité d’éthique, estime que ces 10 caméras sont nécessaires « pour avoir un dispositif complet et cohérent. Outre un outil de gestion urbaine de sécurité, il s’agit d’un complément visant à filmer les grands axes de circulation. Pour gérer les flux et il nous faut une vision globale de l’ensemble. Il nous faut également surveiller les axes de fuite dont les ronds-points. C’est un outil dissuasif. A titre d’exemple, place de Verdun, les petits trafics qui avaient lieu ont disparu. C’est aussi une aide à la justice sur réquisition judiciaire. On a résolu 11 vols à la roulotte ».

Un consensus autour de l’équipement des policiers municipaux en gilets pare-balles

Bernard Jaussaud a ironisé sur la remarque du conseiller municipal au sujet de la disparition des trafics place de Verdun. « C’est une méconnaissance de la réalité. La proviseure qui a ses fenêtres au-dessus peut en témoigner », interpelle M. Jaussaud. « Les gens qui trafiquent se déplacent et ne le font pas sous les caméras. mais on ne va quand même pas en mettre de partout. Où vivons-nous ? »

La décision d’équiper la police municipale en gilets pare-balles (16 pour un coût de 12.000€, dont 50% pris en charge par l’Etat) à la suite des attentats de Charlie Hebdo a, au contraire, suscité le consensus. « On n’est pas au far-west. Toutefois, on a rencontré deux policiers afin de leur demander leur avis. Vu leur réponse, on se prononcera favorablement », a annoncé Jean-Claude Eyraud. Quant à Bernard Jaussaud, avant de quitter momentanément la salle, il avait donné son pouvoir au maire de Gap en lui précisant qu’il votait pour. « On aura tout vu !, s’amuse Jean-Claude Eyraud. Maintenant qu’au conseil départemental, le président est élu avec des voix de gauche, tout peut arriver ! »


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