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Notre-Dame du Laus : imbroglio autour de l’annonce du permis de construire de la nouvelle église

En décembre dernier, l’évêque de Gap et d’Embrun, Mgr Jean-Michel di Falco Léandri, avait annoncé que le projet de construction de la nouvelle église de Notre-Dame du Laus était à la peine, les sommes collectées restant très insuffisantes. On a pu croire que les éléments avaient évolué après l’annonce par le préfet des Hautes-Alpes, ce samedi matin, lors de la « Journée du BTP », que le permis de construire avait été signé cette semaine. Pierre Besnard se félicitait de la perspective de ce chantier d’envergure pour les entreprises locales.

Sauf que ce n’est pas le cas. Le maire de Saint-Etienne-le-Laus, Michel Rambaud, est tombé des nues en découvrant cette annonce. « Je ne sais pas d’où ça sort, mais je n’ai absolument pas signé de permis puisque la demande n’a pas encore été déposée! Nous allons simplement avoir une réunion avec le diocèse jeudi prochain. Ils souhaitent nous présenter leur projet et voir sa compatibilité avec le PLU (plan local d’urbanisme), en vue du dépôt de la demande. De toute façon, s’agissant d’un établissement recevant du public (ERP), il y aura six mois d’instruction, et si l’on ajoute les deux mois de recours, cela signifie que le permis de construire ne pourra pas être signé avant l’année prochaine. »

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Le 17 mars dernier, le diocèse avait annoncé que l’ancien président polonais Lech Walesa serait présent à Notre-Dame du Laus le 1er mai prochain, pour la clôture de l’année jubilaire du 350e anniversaire des premières apparitions de la Vierge à Benoîte Rencurel. L’évêché indiquait que le fondateur de Solidarnosc avait également accepté d’être le président d’honneur du comité du parrainage du projet de réaménagement du sanctuaire et de la construction de la nouvelle église de Notre-Dame du Laus.

Le projet représente un investissement de 13 à 14 millions d’euros. Il a été imaginé par l’architecte Philippe Madec, retenu en juin 2012 par un jury, présidé par l’ancien ministre de la Culture Jean-Jacques Aillagon. Il s’agit de réaliser un espace modulable pouvant accueillir de 650 à 2500 fidèles. Le projet englobe aussi la réalisation d’un auditorium et l’extension de l’hôtellerie.

Même si l’église définitive sera couverte, elle pourra fonctionner dans un premier temps comme église ouverte.
Même si l’église définitive sera couverte, elle pourra fonctionner dans un premier temps comme église ouverte.

Pour limiter l’impact d’un volume trop imposant, la nouvelle église a été conçue comme la réunion de deux parties distinctes : l’une semi-enterrée accueillant les chapelles et sacristies, la seconde émergente accueillant la nef. Les volumes visibles de l’église se limitent ainsi à la couverture de la nef, et à des puits de lumière disposés dans le talus permettant un apport de lumière dans les chapelles et d’assurer la ventilation naturelle du bâtiment. La charpente et la couverture de l’édifice seront entièrement réalisées en bois. Elles compteront 82.000 tavaillons, 1200 clavettes, 1200 liernes, 600 arbalétriers et 22 poutres principales.

Même si l’église définitive sera couverte, elle pourrait fonctionner dans un premier temps comme église ouverte (comme le montre l’animation ci-contre). Elle remplacerait alors le podium démontable qui sert actuellement pour des cérémonies importantes en haute saison. Cette solution permettrait également aux pèlerins d’assister à tous les travaux d’art à l’intérieur de l’église ainsi que de ses chapelles.


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