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Jean-Marie Le Pen

Régionales : Le Pen se retire, adoube sa petite-fille Marion, qui affrontera Gollnisch

13 Avr 2015 - 10:05

Le président fondateur du Front national, Jean-Marie Le Pen, annonce dans un entretien au Figaro Magazine, qu’il ne sera pas candidat aux élections régionales de décembre prochain en Provence-Alpes-Côte d’Azur, tout en pensant qu’il était «le meilleur candidat pour le Front national». Alors que sa fille Marine, désormais présidente du FN, a annoncé son intention de ne pas lui accorder l’investiture, à la suite de ses déclarations au journal Rivarol, Jean-Marie Le Pen déclare à nos confrères : «Si je dois sacrifier à l’avenir du mouvement, je ne serais pas celui qui lui causerait le dommage».

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S’agissant du candidat appelé à être chef de file du FN en Provence-Alpes-Côte d’Azur, M. Le Pen «pense qu’il n’y a pas beaucoup de choix», mais juge celui de sa petite-fille Marion Maréchal-Le Pen «excellent» : «Si elle accepte, je pense qu’elle serait une tête de liste très performante. Certainement, la meilleure, je ne vais pas dire après moi, mais quand même».

Mais la désignation du chef de file du FN en Provence-Alpes-Côte d’Azur, l’une des régions que le parti pourrait être en mesure de ravir en décembre prochain, prend décidément les allures d’un véritable feuilleton. Alors que Marion Maréchal-Le Pen a laissé entendre qu’elle serait candidate, selon nos confrères d’i-télé et du Point.fr, elle affrontera la candidature à l’investiture d’un proche de son grand-père, le député européen Bruno Gollnisch, qui s’était présenté aux municipales à Hyères, l’an dernier. «Je prends acte du retrait annoncé par Jean-Marie Le Pen de sa candidature à la présidence de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, indique M. Gollnisch dans un communiqué. Dans ces conditions, j’envisage de présenter ma candidature à cette fonction, et donc à l’investiture de la présidente et du bureau politique du Front national réuni ce 17 avril».

Dans une interview accordée au Figaro, ce lundi après-midi, Marion Maréchal-Le Pen précise qu’elle n’acceptera pas de ticket avec Bruno Gollnisch. « Il n’y a aucune attaque personnelle car Bruno Gollnisch est un homme intelligent et d’expérience, assure-t-elle. Mais ce n’est pas envisageable parce que cela ne me correspond pas, ce serait brouiller les pistes et ce serait incompréhensible politiquement. Qu’on le veuille ou non, en termes d’image, il incarne le Front d’une certaine époque, qui me semble un peu révolue. Du fait de mon jeune âge, j’espère incarner la génération qui vient et le renouveau. »

« On ne peut faire de l’avenir des 5 millions d’habitants de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur une affaire de famille », commente Christophe Castaner, député-maire de Forcalquier et chef de file désigné par le PS. « La question n’est pas de savoir qui de Jean-Marie, Marine ou Marion sera le plus fréquentable. Le fond et les idées restent les mêmes. Je les combats. La famille Le Pen, c’est la famille Adams de la vie politique française : quoi qu’il se passe, ils sont toujours là et les autres perdent à tous les coups. Notre région mérite mieux que d’être prisonnière des ambitions personnelles de la famille Le Pen. »


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