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Gap : entre 1 et 2 millions d’euros de l’Etat pour rénover l’habitat du Haut-Gap

22 Avr 2015 - 18:02
De nombreux partenaires étaient autour de la table : des représentants de la Ville de Gap, l'Etat, la Région, le Département, la Caf, Pôle emploi, la Caisse des dépôts, l'ARS, les bailleurs sociaux, le procureur, le Dasen...
De nombreux partenaires étaient autour de la table : des représentants de la Ville de Gap, l’Etat, la Région, le Département, la Caf, Pôle emploi, la Caisse des dépôts, l’ARS, les bailleurs sociaux, le procureur, le Dasen…

Ils étaient 16 à signer le contrat de ville ce mercredi après-midi qui concerne le quartier prioritaire désigné par décret du 3 juillet 2014, le Haut-Gap. Les quatre autres quartiers précédemment bénéficiaires du Cucs (contrat urbain de cohésion social), à savoir centre-ville, Molines/Saint-Mens, Fontreyne et Beauregard, deviennent des quartiers de veille. « Ils jouiront de crédits de droit commun pour ne pas être oubliés », précise le maire de Gap. Mais la plupart des efforts se concentrent désormais sur le Haut-Gap dans de multiples domaines : l’emploi, l’insertion, la délinquance, l’accompagnement social, l’aménagement urbain.

« Je suis fier de signer le premier contrat de ville de la région ; pour l’heure, il n’y en a qu’une vingtaine de signés en France », signale Roger Didier. « Si on est le premier département, c’est qu’on a été les plus proactifs, justifie le préfet. Les Hautes-Alpes n’avaient plus de politique de la ville ; on avait mis le paquet sur les grands ensembles urbains. Or il n’y a pas que les grands départements urbains qui ont des problèmes en matière de politique de la ville. Il a fallu qu’on démontre qu’on avait quelque chose de concret. C’est quand on va dans le même sens qu’on y arrive. » Un message non subliminal à destination de Roger Didier avec lequel Pierre Besnard est en désaccord, au sujet de l’acquisition par l’Etat de terrains achetés par la Ville nécessaires à la construction de la rocade. « On peut parler des problèmes financiers sans aucun souci avec M. le préfet », plaisantera un peu plus tard Roger Didier.

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Car d’argent, il en a été question lorsqu’il s’est agi d’évoquer les aides de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru). Ce soutien financier est nécessaire au projet envisagé par le maire que d’entièrement raser le quartier du Haut-Gap pour le reconstruire à la verticale. La mise en place d’un conseil citoyen (avec lequel le procureur entend peut-être collaborer afin d’avoir des remontées directes sur la prévention et la délinquance) y est intimement associé. « Hier soir, l’Anru nous a officiellement validés. L’enveloppe va être régionalisée. C’est à moi d’aller vers le maximum. J’espère au moins 1 million d’euros voire le double si on y arrive », souhaite Pierre Besnard.

Hors aides de l’Anru et crédits de droit commun, le budget global du contrat de ville pour 2015 s’élève à 240.700€ en fonctionnement (financés conjointement par l’Etat, la Région, le Département et la Ville de Gap), et 82.500€ en investissement (financés par les quatre précédents partenaires et la Caf). Chaque année, jusqu’à la fin du contrat de ville en 2020, ces montants seront sensiblement équivalents.

Le Haut-Gap en chiffres
1.150 habitants (2,7% de la population de Gap)
554 logements (- de 3% des résidences principales de la commune)
472 appartements et 80 maisons
64% de locataires (contre 47% à Gap)
313 logements sociaux (10% du parc locatif social de Gap)
Revenu médian : 11.100€ (contre 18.114€ à Gap)
Taux de pauvreté de l’iris Rochasson-Bonneval : 27 % (contre 14% à Gap)


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