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départ de Richard Dalmasso

Hôpital : le départ de Richard Dalmasso, « homme de dialogue, bâtisseur et visionnaire »

22 Avr 2015 - 19:37

Richard Dalmasso était le directeur du centre hospitalier des Alpes du Sud (Chicas) depuis cinq ans. Il s’en va à la fin du mois à Tours, où il est promu directeur général adjoint du CHU. En parallèle, le directeur adjoint du Chicas chargé des affaires logistiques Maurice Marchetti prend sa retraite qu’il entend à la fois consacrer au sport et à son récent engagement au sein de la municipalité de Gap comme adjoint chargé des ressources humaines.

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« Savez-vous pourquoi votre directeur est si bon ? », lance le maire Roger Didier à l’assemblée. « C’est parce que c’est moi qui l’ai choisi », répond-il, félicitant Richard Dalmasso d’avoir réussi les challenges de la rationalisation et de la requalification de l’hôpital.

Toutes ses réussites en tant que directeur ont été détaillées par Daniel Bricout, directeur adjoint chargé des affaires financières, du système d’information et de la gestion des pôles, qui assurera l’intérim en attendant qu’un successeur soit nommé (le maire de Gap attend qu’on lui envoie les CV avant de faire passer les entretiens). Trois traits caractérisent Richard Dalmasso selon lui. C’est d’abord un « homme de dialogue et de consensus » qui a « rétabli les conditions d’un dialogue constructif entre le personnel médical et les partenaires sociaux. La CME (commission médicale d’établissement) ne se réunissait plus. Le projet médical élaboré dès 2011, adopté, est quasiment totalement exécuté aujourd’hui. Un dialogue avec les chefs de pôle a permis d’avancer dans un climat apaisé ». Richard Dalmasso est ensuite « un bâtisseur », faisant référence au gros chantier du site de Gap. « Richard s’en va et les grues aussi », plaisante Daniel Bricout. Le directeur est enfin « un visionnaire ». « Il a compris que le Chicas ne pouvait s’en sortir, au même titre que les établissements voisins, et a développé des partenariats solides avec les professionnels de santé. » Daniel Bricout pense au groupement de coopération sanitaire « Hôpital à domicile » en collaboration avec la polyclinique, aux médecins généralistes qui utilisent le plateau technique du Chicas, au maintien du service de radiothérapie en devenant une antenne délocalisée de l’Institut Paoli-Calmettes de Marseille, au développement de consultations avancées…

Dans son discours, Richard Dalmasso est lui aussi revenu sur ses actions pendant les cinq dernières années. Il a un regret : « Je n’ai fait que stabiliser le déficit du Chicas. J’aurais aimé conclure le contrat de retour à l’équilibre financier (Cref) mais cela n’a pas été possible. Le Cref sera proposé rapidement aux instances », a-t-il annoncé.


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