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L’autoportrait du dimanche : Julien Blanc-Gras, journaliste et écrivain voyageur

Son talent, les Gapençais l’avaient découvert à la fin des années 90, dans le style et le ton incomparables de ses portraits de figures de sa ville natale publiées dans un journal local. Un premier pas, au coin de la rue, vers ce qui allait faire la marque de fabrique de Julien Blanc-Gras, journaliste et écrivain globe-trotter. Toujours en quête de découverte (il était le mois dernier au Cap Horn), ses voyages sont au coeur de son oeuvre littéraire. Depuis Gringoland (éd. Au Diable Vauvert), son premier roman qui conte un périple latino-américain (paru en 2005, il vient d’être réédité au Livre de poche), jusqu’à Paradis (avant liquidation), qui est consacré aux îles Kiribati, vouées à disparaître à cause du réchauffement climatique (éd. Au Diable Vauvert, 2013), en passant par Comment devenir un diable vivant (2008) et Touriste (2011), sa bibliographie résonne comme un hymne au voyage. Julien Blanc-Gras collabore également à M, le magazine du Monde, dans lequel il signe de grands portraits et des reportages.

Il sera de passage à Gap le mercredi 20 mai à 20h30 à l’amphi du pôle universitaire pour une conversation avec le psychanalyste Jacques Ruff sur un thème qui lui va comme un gant : l’addiction aux voyages (organisée par l’Université du temps libre et l’association de la cause freudienne). Julien Blanc-Gras vient d’écrire une BD inspirée de son personnage de Touriste, illustrée par Mademoiselle Caroline (éd. Delcourt/Mirages).

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Le bonheur parfait selon vous ?
Débarquer dans un pays inconnu.

Quel est le trait de votre caractère dont vous êtes le moins fier ?
L’insatisfaction.

Votre occupation préférée ?
Jouer de la guitare.

Quel défaut pouvez-vous pardonner ?
Les miens.

Celui que vous ne pardonnez pas ?
Les défauts qu’on ne cherche pas à corriger.

Votre plus grande peur ?
Celle d’avoir peur.

Qu’avez-vous réussi le mieux dans votre vie ?
Un petit machin de 3,2 kilos et 51 centimètres.

La figure historique à laquelle vous auriez aimé ressembler ?
Magellan, c’est pas mal. Mais il a mal fini.

Vos livre, chanteur, film favoris ?
En musique, les Beatles et Gaspard Royant. En littérature, j’aime évidemment les écrivains voyageurs (Nicolas Bouvier, Kapuscinski, Céline…) mais aussi Houellebecq, Emmanuel Carrère, François Perrin, Bret Easton Ellis, Bukowski et tant d’autres. Au cinéma, s’il faut ne choisir qu’un film : Apocalypse now. Ou Le bon, la brute et le truand.

Quels sont vos héros dans la vie réelle ?
Les héros discrets.

Votre boisson préférée ? Votre drogue favorite ?
Le génépi de mon père. Le Nutella et les Lucky Strike.

Si vous deviez changer une chose dans votre apparence physique, que choisiriez-vous ?
Je changerais mon coude gauche, qui couine un peu quand il fait humide.

A quoi ou à qui aimeriez-vous ressembler ?
A Jean-François Copé. Ceci est une plaisanterie.

En qui ou en quoi croyez-vous ?
Je crois au mouvement.

Le talent que vous voudriez avoir ?
Savoir chanter (comme Marvin Gaye, par exemple).

Que détestez-vous par-dessus tout ?
Me cogner l’orteil contre l’armoire au réveil. Ca, et l’injustice.

Où aimeriez-vous être maintenant ?
Partout.

Votre devise ?
Pourquoi pas ?


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