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Patricia Morhet-Richaud (2)

Après avoir pris ses marques, Patricia Morhet-Richaud endosse son costume de sénatrice

Patricia Morhet-Richaud est devenue sénatrice (app. UMP) à la suite du décès brutal de Jean-Yves Dusserre, dont elle était la suppléante. « Je ne me suis pas posé la question, il ne fallait surtout pas », avoue-t-elle. « Je pense à lui tous les jours. C’est mon guide spirituel, même si j’ai finalement peu travaillé à ses côtés. » En quelques jours, cette mère de quatre enfants est donc passée de la mairie de Lazer et de la communauté de communes du Laragnais, dont elle est vice-présidente chargée des finances et des ressources humaines, aux ors du palais du Luxembourg et aux discussions autour des projets de loi. La loi Macron lui a donné une première expérience de taille : 132 heures de débats et 1800 amendements !

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En acceptant le siège de sénatrice, Mme Morhet-Richaud s’était donné quelques semaines pour prendre ses marques. Depuis le 1er avril, elle a créé une permanence parlementaire à Gap (en plus de celle dont elle dispose à Paris) et s’est entourée de deux collaboratrices : Corinne Chanfray, qui n’était autre que la directrice de cabinet de Jean-Yves Dusserre depuis 2008 (après avoir été la collaboratrice du député Patrick Ollier lorsqu’il était élu des Hautes-Alpes), et Corinne Rey, qui travaillait également au cabinet de M. Dusserre au Conseil général. La sénatrice a également entamé des visites dans les différentes communautés de communes du département (elle s’est déjà rendue dans huit d’entre elles), en commençant par celles du Nord « étant une élue du Sud » : « C’est indispensable de partir de cette base », estime Patricia Morhet-Richaud. « Ma mission est là aussi. Cela permet de faire le point sur les projets locaux et de prendre la sensibilité de chacun sur les textes en discussion. » Cette tournée des cantons est aussi l’occasion de corriger un défaut de notoriété, qu’elle ne nie pas.

D’un point de vue politique, si elle est apparentée UMP, elle n’est pas membre du parti. « J’adhèrerai sans doute aux Républicains, mais pas tout de suite », lâche-t-elle. « Il y a des changements qui s’opèrent, et j’attends qu’ils se passent. Surtout que ce n’est pas simple non plus localement… »

Mobilisée sur le projet de loi de la réforme territoriale

Ce lundi, avant de prendre la direction du Sénat, où elle siège le mardi, le mercredi « et souvent le jeudi », la sénatrice s’est livrée à un tour d’horizon de son activité devant la presse locale. Elle a notamment mis l’accent sur « les avancées apportées par le Sénat » au projet de loi sur la croissance (« loi Macron »), « texte à la base libéral mais que nous avons rendu plus libéral encore ». Elle se félicite ainsi des ouvertures de commerces le dimanche, de la suppression de la fiche individuelle de pénibilité, de l’obligation de couverture des zones blanches et grises en matière de téléphonie mobile, de l’augmentation du seuil du nombre de salariés pour l’obligation d’élire un délégué du personnel ou encore des dispositions pour la fixation par le ministre de la Justice des périmètres d’installation de certaines professions juridiques (notaires, huissiers de justice…). Rappelons toutefois que le texte adopté par le Sénat n’est pas définitif, puisqu’il va revenir devant l’Assemblée nationale.

Patricia Morhet-Richaud se prépare également à la discussion sur le projet de loi Notre (nouvelle organisation territoriale de la République). « Nous allons faire en sorte de revenir sur les seuils minimaux de population des communautés de communes, en les ramenant à 5000 habitants, et sur la compétence obligatoire de l’eau et de l’assainissement pour les intercommunalités. Ce n’est pas légitime dans les territoires ruraux, et ce n’est pas nécessairement une économie d’échelle. Cela doit rester une compétence optionnelle. »

Egalement à l’ordre du jour, le nouveau texte sur la fin de vie. « C’est un sujet très délicat », avoue la sénatrice des Hautes-Alpes. « Pour moi, l’acharnement thérapeutique n’est pas forcément justifié. Nous ne sommes pas prêts en France à aller aussi loin que certains pays comme la Belgique, mais je suis favorable à aller au-delà du droit actuel. »

Les mandats de Patricia Morhet-Richaud au Sénat

Patricia Morhet-Richaud est membre de la commission des Affaires sociales. « Jean-Yves Dusserre avait souhaité intégrer la commission des Affaires économiques, mais le nombre de sièges est limité dans chacune des commissions. Il siégeait donc dans celle des Affaires sociales, et j’ai fait de même », explique la sénatrice. Elle est également membre du groupe Montagne, de la délégation aux entreprises et des groupes d’amitié avec le Pakistan, la Jordanie et l’Indonésie.

Voici l’adresse de sa permanence parlementaire à Gap : « Le Carillon bleu », 73 rue Carnot. Tél. : 04 92 55 26 63.

(Notre photo : la sénatrice Patricia Morhet-Richaud entourée de Corinne Chanfray, à droite, et de Corinne Rey, ses collaboratrices)


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