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Ermite

Rosans : Mgr di Falco rencontre une religieuse, ermite depuis plus de 50 ans

21 Mai 2015 - 15:38

Elle est ermite depuis plus de 50 ans, dont 42 passés à Rosans. Sœur Marie-Thérèse a rencontré Mgr Jean-Michel di Falco Léandri, évêque de Gap et d’Embrun, ce mardi, en compagnie des moniales bénédictines de l’abbaye Notre-Dame de la Miséricorde. Mgr di Falco a visité l’ermitage et y a célébré la messe, avant d’échanger avec Sœur Marie-Thérèse et les religieuses.

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Dans son homélie, l’évêque de Gap et d’Embrun a évoqué l’engagement de cette ermite pour s’interroger avec l’humour qu’on lui connaît : « On est fidèle à la parole reçue quand on l’annonce. Est-ce à dire, chère sœur ermite, que vous n’avez rien compris à l’Evangile et qu’il vous faut dare-dare quitter cet ermitage pour passer de maison en maison, courir par monts et par vaux ? Non bien sûr. Je dis « bien sûr », mais ce n’est pas si évident que cela pour beaucoup. Ça l’est pour vous certainement, sinon vous ne resteriez pas ici. Mais ce n’est pas évident pour beaucoup de nos contemporains. Ce n’est même pas si évident que cela pour moi, évêque, de tempérament beaucoup plus apostolique que contemplatif. »

Mgr di Falco a échangé avec Sœur Marie-Thérèse et les moniales bénédictines de Rosans (photo Diocèse).
Mgr di Falco a échangé avec Sœur Marie-Thérèse et les moniales bénédictines de Rosans (photo Diocèse).

S’adressant aux religieuses, Mgr di Falco a dit espérer que « ce n’est pas la seule quête de Dieu qui vous a poussées vers la vie monastique, vers la vie érémitique ! J’espère que c’est aussi le souci d’être les gardiennes de vos frères et sœurs en humanité. Dieu a confié l’homme à l’homme. Nous sommes responsables les uns des autres. Mes sœurs, vous gardez la cellule, c’est bien. Vous avez le souci de la garde des yeux et du cœur. Parfait. Comme Marie vous gardez et méditez tous les événements du salut dans vos cœurs. Mais n’oubliez pas, s’il vous plaît : vous êtes les gardiennes de nous tous qui oublions et qui refusons l’essentiel. Vous êtes même les gardiennes de votre évêque ! Mes sœurs, lorsqu’on vous voit prier, on devrait sentir que ce n’est pas en votre nom propre que vous priez. On devrait sentir que vous portez avec vous l’humanité entière, avec ses joies, ses peines, ses impasses, ses doutes, ses aspirations, ses attentes, ses folies mêmes. »


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