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Salon agriculture (1)

Les Hautes-Alpes participeront de nouveau au Salon de l’agriculture en 2016

27 Mai 2015 - 17:45

Tous les participants haut-alpins au Salon de l’agriculture se sont réunis ce mercredi matin pour un retour d’expérience. L’opération, financée par le Département et coordonnée par l’Agence départementale de développement économique et touristique (Addet), en collaboration avec l’inter-consulaire, a rassemblé à la porte de Versailles 40 partenaires privés (agriculteurs, maîtres-restaurateurs, fournisseurs, offices de tourisme…) en février dernier, pour un coût de 150.000€. Sur leur stand de 60 m², les Haut-Alpins ont présenté leurs produits, les ont vendus, ont proposé aussi de la bière et des assiettes cuisinées. Trois temps forts ont émaillé ce salon : une soirée fromage animée par le champion du monde des fromagers 2007, la journée inaugurale du stand et le week-end de clôture, animé notamment par la Confrérie de la pomme. Les Haut-Alpins ont aussi ramené 18 médailles au concours général agricole.

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Selon le président de l’Addet Patrick Ricou, les réactions sont unanimes quant à la pertinence de la participation des Hautes-Alpes au Salon de l’agriculture (c’était la deuxième fois). « C’est une bonne porte d’entrée pour mettre en valeur nos produits et nos territoires. On a bien ressenti que les participants souhaitaient être les porteurs de l’image des Hautes-Alpes. Si viennent s’agréger d’autres partenaires, le pari sera gagnant. » Car oui, les Hautes-Alpes participeront bien au salon en 2016.

Le complexe haut-alpin

Jean-Louis Pellegrin (les Tourtons du Champsaur) soumet l’idée d’un stand propre à chaque participant, à l’instar de ce que font les Corses, alors que les Hautes-Alpes ont fait le choix d’occuper un espace à l’intérieur du périmètre Provence-Alpes-Côte d’Azur dans un esprit collectif. « La Corse est une région et a plus de moyens », nuance le président de la chambre d’agriculture Pierre-Yves Motte. En revanche, il n’est pas contre le fait de revoir le système d’organisation. « Les Hautes-Alpes n’étaient pas dans l’opération purement commerciale comme d’autres, mais dans l’investissement promotionnel. Peut-être faudrait-il envisager un mélange entre ce que l’on fait aujourd’hui et le système commercial », propose-t-il.

Yvan Chaix, directeur de l’Addet, voit dans la réflexion de Jean-Louis Pellegrin une avancée dans l’esprit des Haut-Alpins qui, « au départ, se demandaient si leur présence sur le salon étaient légitime ». Pour lui, la population locale souffre d’un complexe d’infériorité. « A travers le salon, l’idée est de montrer qu’on a des produits de très bonne qualité. Ca peut paraître paradoxal mais bien souvent, un événement à Paris a un retentissement local très fort car les Haut-Alpins sous-estiment la qualité de leurs produits. »

Les médaillés du Salon de l'agriculture ont débriefé l'édition 2015.
Les médaillés du Salon de l’agriculture ont débriefé l’édition 2015.

Justement, la moisson de médailles récoltées prouve le contraire et promet surtout de très belles retombées pour les produits primés. Daniel Aye (Sodiaal) a vu son fromage blanc lissé couronné d’argent. Jusqu’à présent confidentiel, il va pouvoir être placé dans un circuit de distribution plus large. « Ces médailles, on les affiche, c’est un gage de sérieux qui valorise toute notre gamme. » La preuve : un restaurateur étoilé d’Aix-en-Provence va utiliser sa crème, Vercors lait s’est montré intéressé par ses produits. Apiland, qui a reçu l’or et l’argent pour ses miels, corrobore : « Les retombées des médailles sont immédiates côté vente. Mais nous, on participe au concours général agricole pour obtenir une reconnaissance. » « Sans ce coup de pub, les produits haut-alpins n’en seraient pas là aujourd’hui », confirme Olivier Ricard, du Domaine de Tresbaudon.

Pour connaître la liste complète des médaillés, cliquez ici


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