Partager sur Facebook Twitter Partager sur Google Plus
Tunnel du Chambon

Tunnel du Chambon : la voûte fragilisée sera détruite, la fermeture se prolonge

Nouveau rebondissement dans le feuilleton de la fermeture du tunnel du Chambon depuis le 10 avril, en raison de risques d’effondrement. Les préfectures et les Départements de l’Isère et des Hautes-Alpes annoncent, ce vendredi soir, à l’issue d’une réunion qu’ils ont tenue en commun, qu’une nouvelle solution technique doit être mise en œuvre. « Des désordres géologiques de plus grande ampleur sont constatés aujourd’hui sur l’ensemble du versant de montagne », indiquent les autorités pour justifier la recherche d’une nouvelle solution. C’est la deuxième fois que le procédé technique est modifié. Cette fois-ci, l’objectif est de démolir la voûte endommagée (cette partie représente 24 mètres sur les 752 m du tunnel) « en faisant précéder cette démolition d’injections de coulis de ciment qui doit démarrer très rapidement, pour stabiliser la roche et prévenir d’éventuelles chutes de blocs à l’occasion de la démolition ».

[sam_ad id= »17″ codes= »true »]

Présenté comme « la seule solution envisageable », ce procédé va probablement entraîner une prolongation de la fermeture du tunnel et donc de la RD 1091 (axe Grenoble-Briançon). D’abord envisagée pour le 15 juin, la réouverture du tunnel avait été repoussée au 10 juillet. Aucune nouvelle date n’a été communiquée ce vendredi, les autorités annonçant simplement qu’un point de situation serait effectué « chaque fin de semaine ». Le passage de l’avant-dernière étape du Tour de France, entre Modane et l’Alpe d’Huez, le 25 juillet, pourrait être compromis.

La volonté de « réduire au maximum la durée du chantier »

Les premiers travaux d’urgence engagés, qui consistaient à utiliser du béton projeté, avaient dû être stoppés, le béton ne tenant pas en raison de la profondeur de la faille. De plus, des écailles de voûte étaient tombées à deux reprises fin avril. Du coup, les services du Département de l’Isère avaient imaginé de réaliser une contre-voûte en béton armé, sous la partie de voûte fragilisée, en utilisant un coffrage qui devait être ripé par un camion à l’intérieur du tunnel. Mardi, cette nouvelle phase de travaux avait été engagée avec l’arrivée au Chambon d’un coffrage de 12 mètres de long, préfabriqué puis assemblé sur place.

Les deux préfectures et les deux Départements soulignent leur volonté de « réduire au maximum la durée du chantier, minorer l’impact de cette situation sur les territoires, tout en ménageant la sécurité des ouvriers intervenant sur le chantier ».

Parallèlement, les préfectures et les conseils départements de l’Isère et des Hautes-Alpes annoncent que « les moyens consacrés au transport de personnes par bateaux sur le lac du Chambon seront amplifiés » (ils permettent aux habitants du secteur de contourner le tunnel fermé en naviguant sur ce lac artificiel, mais cela oblige à trouver des solutions pour se véhiculer de part et d’autre du tunnel). Par ailleurs, « l’État, les collectivités territoriales et les chambres de commerce et d’industrie mobilisent le dispositif d’aide aux entreprises et poursuivent la recherche de moyens complémentaires », notamment pour les entreprises qui se retrouvent en difficultés du fait de la fermeture de la RD 1091 depuis plus d’un mois et demi.

Les autorités n’évoquent pas la solution temporaire d’un pont flottant, demandée par le collectif du Chambon et par les élus locaux. Selon nos informations, cette solution est à l’étude, mais son éventuelle mise en œuvre par le génie militaire ne pourrait pas intervenir à court terme. Elle ne serait donc pas pertinente.

Le collectif du Chambon maintient néanmoins sa demande, et indique ce vendredi soir qu’il fait appel à un avocat. Une réunion aura lieu ce lundi à 19h30 à la salle du Dôme au Monêtier-les-Bains.

Pour retrouver tous les articles sur le tunnel du Chambon, cliquez ici

(Photo : « Commune des Arènes »/Facebook)


+ Sur le même sujet...