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Contrat de plan

Le contrat de plan Etat-Région signé par Manuel Valls et Michel Vauzelle

30 Mai 2015 - 19:52

Le contrat de plan État-région (CPER) Provence-Alpes-Côte d’Azur 2015-2020 a été signé ce vendredi, à l’hôtel de région à Marseille, par le Premier ministre, Manuel Valls, le président de la Région, Michel Vauzelle, et le préfet de région, Michel Cadot. L’objectif du CPER est de « fédérer les volontés, les énergies pour corriger les déséquilibres, et permettre un développement harmonieux qui profite à tous », a déclaré Manuel Valls devant le sénateur-maire de Marseille Jean-Claude Gaudin et Michel Vauzelle.

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Pour Provence-Alpes-Côte d’Azur, l’État mobilisera plus de 800 millions d’euros. « Si l’on y ajoute les crédits du plan campus et du plan d’investissements d’avenir – désormais attachés à ce contrat – ce sont plus de 1,6 milliard d’euros qui seront consacrés au développement » de la région, qui engagera de son côté des crédits à hauteur de 850 millions d’euros. Au total, « notre engagement collectif pourra représenter près de 5 milliards d’euros », a expliqué Manuel Valls.

Pour le CPER Provence-Alpes-Côte d’Azur, quatre priorités ont été dégagées. Celles-ci prévoient des projets qui « ont un point commun : ils sont tous créateurs d’emplois durables », a expliqué Manuel Valls.

  • La mobilité

Pour le développement de la région et l’amélioration des conditions de vie des habitants, 776 millions d’euros seront dégagés afin d’agir pour les transports du quotidien. « En matière ferroviaire, les efforts porteront notamment sur la régénération, la modernisation et l’augmentation des capacités des lignes », avec notamment la rénovation de la ligne Marseille-Aix ou la fiabilisation de la ligne Mandelieu-Vintimille. Un effort sera également porté sur les réseaux secondaires, notamment la ligne des Alpes, et aux chemins de fer de Provence. L’objectif est de lutter contre la dégradation des infrastructures qui augmente les temps de parcours. « Car le sentiment d’abandon, de relégation, cette souffrance que ressentent nombre de nos concitoyens des territoires péri-urbains et des territoires ruraux, viennent notamment des difficultés à se déplacer facilement ».

De plus, un effort sera consacré à la lutte contre la congestion du trafic, notamment grâce à la rocade de Gap… Des opérations « très attendues par les habitants, qui pourront à nouveau profiter pleinement des centres-villes ».

  • L’économie régionale de la connaissance et les filières stratégiques

Pour ce volet, 282 millions d’euros seront investis par l’État et la Région, et notamment 40 millions pour le développement des filières d’avenir. La restructuration de Marseille Nord-Saint Jérôme et la modernisation du campus Marseille Centre-Timone, qui accueillera le pôle Neurosciences, permettront au 3e pôle de recherche français d’affirmer son rayonnement international. 1000 logements étudiants seront construits et 900 seront rénovés afin d’améliorer la vie étudiante, condition essentielle au renforcement de l’excellence universitaire. Enfin, le CPER a vocation à encourager les entreprises innovantes, tant dans le domaine du numérique que dans les nouvelles filières industrielles.

  • La transition écologique et énergétique

Ce volet bénéficiera de 275 millions d’euros qui seront répartis entre les crédits consacrés aux énergies renouvelables, à la lutte contre le dérèglement climatique, à l’économie circulaire, et les actions de prévention des risques. 146 millions d’euros seront consacrés à la reconquête de la biodiversité et à la préservation des ressources.

  • Le développement solidaire des territoires

164 millions d’euros seront consacrés au développement équilibré des territoires, 107 millions à la rénovation urbaine, 32 millions aux espaces métropolitains et aux grandes agglomérations régionales. Des investissements essentiels car « Provence-Alpes-Côte d’Azur est une région qui connaît de forts contrastes de développement » et qui est confrontée « à des problématiques de rénovation urbaine, des quartiers , notamment à Marseille, qui ont été abandonnés depuis des années – et c’est une honte pour la République -, de décrochage rural et d’étalement des espaces périurbains ». Le quartier du Haut-Gap bénéficiera de ces crédits, dans le cadre du contrat de ville, récemment signé entre l’Etat et la communauté d’agglomération du Gapençais.

LES OPERATIONS FIGURANT AU CONTRAT DE PLAN DANS LES HAUTES-ALPES

  • La rocade de Gap
    Les travaux de la section de Charance ont été financés à hauteur de 5 M€ au titre du PDMI 2009-2014. Le CPER permet de poursuivre et terminer les travaux de cette section, estimée à 49,2 M€. Si des reliquats de crédits le permettent, les premières acquisitions foncières de la section nord pourraient être financées.
  • La modernisation de la RN 85 entre la Saulce et Corps et de la RD 1075 entre Sisteron et Grenoble
    Le rapport de la Commission Mobilité 21 a proposé l’inscription dans les CPER de travaux de modernisation des RN 85 et RD 1075 entre les Hautes-Alpes et l’Isère, la poursuite de l’autoroute A51 et la liaison entre La Saulce et la Bâtie-Neuve étant reportées au-delà de 2050.
    – Modernisation de la RD 1075
    La modernisation de cet itinéraire, par des créneaux de dépassement et des travaux de sécurisation, doit permettre de renforcer la sécurité et la fluidité du trafic sur cet itinéraire, notamment sur les croisements avec la voie de chemin de fer.
    – Modernisation de la RN 85 entre Gap et Grenoble
    Le montant proposé devrait permettre des petits travaux d’aménagement et de sécurisation.
    – Carrefour de Tallard :
    Le carrefour à feu à l’intersection de la RN 85 et de la RD 942, au niveau de Tallard, engendre des remontées de files importantes lors des périodes estivales et hivernales de pointe sur ces deux axes, ainsi que sur l’autoroute A51 au niveau du péage de la Saulce. Cette opération, inscrite au PDMI 2009-2014, consiste donc à réaménager le carrefour à feu en un giratoire.
  • L’aménagement des carrefours au nord d’Embrun
    – Carrefour central de Saint-Crépin (RN94) :
    Cette opération, inscrite au PDMI 2009-2014, consiste en l’aménagement du carrefour entre la RN94 et la RD38 sur la commune de Saint-Crépin, qui nécessite une transformation du carrefour actuel en un giratoire normalisé avec un déplacement de son axe.
    – Carrefour de la Grande boucle à Briançon (RN94) :
    Ce giratoire présente des difficultés de circulation récurrentes, dont le traitement nécessite un aménagement du carrefour.
  • Le carrefour de Chorges (RN 94)
    Cette opération d’aménagement du carrefour de Chorges (RN 94) nécessite une refonte du carrefour actuel et de ses abords, par la création d’un giratoire. Elle doit permettre de réduire la congestion et l’insécurité routière et d’améliorer les conditions d’échanges entre le centre bourg et le secteur d’activités économiques et touristiques séparés par la Route Nationale. L’aménagement envisagé doit également permettre un accès facilité et sécurisé à la gare TER.
  • La traversée de l’Argentière
    L’opération de traversée de l’Argentière (RN 94), inscrite au CPER 2000-2006 et poursuivi au PDMI, a permis de sécuriser la traversée de la commune. La reconstruction du pont des Rouyes permettra d’achever cette opération.
  • L’aménagement et la requalification des berges du Drac (RN85)
    Sur la RN 85 entre Saint Bonnet et le Chauffayer, les crues du Drac causent régulièrement des érosions de la plateforme routière, qui ont fait l’objet de traitements provisoires. Cette opération, commencée au PDMI 2009-2014, vise à préserver durablement l’intégrité de la RN 85 en bordure du Drac tout en respectant les milieux naturels. Plusieurs secteurs ont été traités au PDMI 2009-2014, et il reste un besoin d’environ 4 M€ pour les derniers travaux de terrassement, d’enrochements et de stabilisation des berges.
  • Ligne des Alpes / Etoile de Veynes
    – Fin de phase 1 : régénération Briançon Montdauphin et Etoile de Veynes
    – Début phase 2 : études et premiers travaux pour les branches vers Rhône-Alpes
    Etoile de Veynes : L’opération consiste d’une part à poursuivre l’opération de régénération de la ligne Marseille-Briançon dans sa section Mont Dauphin-Briançon (opération prévue à l’ancien CPER et dont les travaux sont désormais programmés en 2017) et d’autre part à lancer des études et une première phase travaux de modernisation des branches de l’Etoile de Veynes vers Rhône-Alpes. Ces derniers, en cohérence avec les études et travaux prévus dans le cadre du CPER Rhône-Alpes, visent à garantir la pérennité du TET Paris-Briançon mais également le lien avec l’agglomération grenobloise (étudiant) et l’accès des Alpes du Sud à la grande vitesse (Valence TGV).
  • Traitement de l’accessibilité et aménagement en pôle d’échanges multimodal de la gare de Gap.


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