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Tunnel du Chambon

Tunnel du Chambon : le préfet de région fait une demande de moyens militaires d’urgence

30 Mai 2015 - 12:59

« Le sujet doit mobiliser la solidarité de la nation et cesser d’être considéré comme un problème mineur et local » : Joël Giraud, député (PRG) des Hautes-Alpes, a frappé fort, ce samedi, dans la crise provoquée par la fermeture du tunnel du Chambon, en raison d’un risque d’effondrement. Une nouvelle réunion a eu lieu ce vendredi, et un communiqué des préfectures et des Départements de l’Isère et des Hautes-Alpes a révélé qu’il allait falloir recourir à la démolition de la partie de voûte endommagée sur 24 mètres, en raison d’une aggravation des désordres géologiques. Et l’appel a porté, semble-t-il : Michel Cadot, préfet de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, a indiqué à Joël Giraud, ce samedi après-midi, que son homologue de Rhône-Alpes et le général Chavancy, officier général de la zone de défense et de sécurité Sud-Est, avaient saisi le ministère de la Défense. Selon le député, une demande de moyens d’urgence sur la zone en matériel et en personnel a été adressée par télégramme officiel à Paris.

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Selon Joël Giraud, la demande récurrente d’installation d’un pont flottant par le génie militaire pour permettre de rétablir le trafic des véhicules légers n’avait pas pu être étudiée par le ministère de la Défense « en l’absence de remontée d’informations du préfet de zone de défense et de sécurité de Lyon ». Ce vendredi soir, Joël Giraud et son homologue de l’Oisans, Marie-Noëlle Battistel (PS), avaient téléphoné aux préfets de l’Isère et des Hautes-Alpes et au préfet de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. « Il s’agit de bien faire comprendre que le problème n’est pas une question de desserte locale pour 100 personnes comme semblent le croire les autorités de l’Etat en région Rhône-Alpes mais d’une question de survie pour tout le Briançonnais et, en particulier pour la Haute-Romanche, qui, certes, sont dans la région voisine, mais qu’il convient de ne pas abandonner », estime le député-maire de L’Argentière-la-Bessée.

M. Giraud considère par ailleurs que « le risque de glissement global du pan de montagne n’est pas à exclure » et que « la purge du pan de montagne concerné doit être étudiée d’urgence, avant que le lac ne monte trop car le risque de submersion des navettes lacustres qui transportent 10 à 15 personnes par passage n’est pas une hypothèse à exclure ».

Finalement, peut-être qu’avec les menaces qui pèsent aujourd’hui sur l’avant-dernière étape du Tour de France, entre Modane et l’Alpe d’Huez, prévue le 25 juillet, les autorités de l’Etat en Rhône-Alpes seront davantage sensibilisées par la question…

[article mis à jour le 30 mai à 17h45 avec la demande de moyens d’urgence adressée par le préfet de région et le général Chavancy]


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