Partager sur Facebook Twitter Partager sur Google Plus
Tunnel du Chambon2

Tunnel du Chambon : mis en cause par le Collectif, Jean-Marie Bernard se défend

5 Juin 2015 - 20:24

Sévèrement mis en cause par le Collectif du Chambon, dans une lettre ouverte lui demandant de démissionner si la réouverture du tunnel du Chambon et de la RD 1091 (Briançon-Grenoble) devait être à nouveau reportée, Jean-Marie Bernard, président du conseil départemental des Hautes-Alpes, assure avoir pris la mesure des enjeux de cette crise pour la Haute Romanche et le Briançonnais et avoir respecté ses promesses. « Ce dossier est une priorité pour moi, en ma qualité d’élu d’un territoire de montagne dont je connais très bien les enjeux économiques d’une saison d’été ou d’hiver pour les acteurs du territoire », relève M. Bernard dans un communiqué.

M. Bernard rappelle ainsi que le col du Galibier a été rouvert avec dix jours d’avance, que le Département a pris en charge les frais d’hébergement des collégiens, que 400 « pass » pour le tunnel du Fréjus ont été achetés et distribués aux riverains. Par ailleurs, Jean-Marie Bernard indique avoir sollicité le délégué militaire départemental pour la mise en place d’un pont flottant permettant la liaison entre la Haute Romanche et l’Oisans. « A ce sujet, l’Etat va envoyer un officier de la Défense pour faire un état des lieux », indique le Département. M. Bernard évoque encore l’allocation d’une enveloppe au Grand Briançonnais « pour l’organisation d’une série d’opérations afin de renforcer la fréquentation touristique des secteurs les plus durement touchés ». Jean-Marie Bernard indique qu’il a organisé deux réunions publiques à La Grave et au Monêtier-les-Bains.

« Nous tenons à rappeler que le Département des Hautes-Alpes n’est pas le maître d’ouvrage du projet puisque le tunnel se situe sur la partie Isère de la RD 1091 », précise le communiqué. « Les aléas naturels, les mouvements géologiques ne pouvant pas être détectés à l’avance, les entreprises réalisant les travaux peuvent être amenées à décaler le planning de travail et par conséquent la réouverture prévisionnelle de la route. »

Un déplacement est prévu ce lundi à Paris pour y rencontrer un représentant du ministère des Transports « afin de lui exposer l’urgence d’une intervention de l’Etat ».

(Photo d’archives)


+ Sur le même sujet...