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Jean-Marc Coppola PCF (3)

Régionales : Coppola (PCF) n’exclut pas une union avec le PS, même si elle sera difficile

L’union de la gauche pour les prochaines élections régionales en Provence-Alpes-Côte d’Azur est loin d’être acquise. Mais Jean-Marc Coppola, vice-président sortant de la Région et porte-parole du PCF pour les régionales, n’exclut pas un accord, y compris avec le PS. « Si nous soumettions une stratégie d’union aujourd’hui, ce serait voué à l’échec », admet cependant l’élu marseillais. « Ce n’est pas un débat nationalisé, car nous voulons rester sur des enjeux régionaux, mais on ne peut pas être déconnectés de la politique d’austérité gouvernementale. Mais on ne peut pas dire qu’on cherche l’union, si nous étions partis en disant qu’il n’y avait pas d’alliance possible avec le PS. Nous avons la volonté d’être rassemblés sur un programme de gauche. »

Les discussions se poursuivent donc avec toutes les composantes de la gauche : « Nous avons rencontré les autres formations du Front de gauche, le MRC, Europe Ecologie-Les Verts et le PS pour faire le point sur nos convergences et notre stratégie », indique M. Coppola. Ces discussions s’appuient sur un « pacte de rassemblement », adopté par la conférence régionale du PCF le 12 mai dernier. Ce pacte comporte six axes de propositions : la recherche de la prospérité « pour contrer l’austérité » ; la « bataille contre le chômage » ; la lutte contre les discriminations et pour l’égalité des droits ; l’aménagement du territoire « en favorisant la transition écologique et énergétique » ; l’éducation, la formation et la culture ; la « démocratie participative » (incluant un observatoire des marchés publics et une commission de contrôle de l’utilisation des fonds publics).

Au-delà du Front de gauche, Jean-Marc Coppola ne cache pas qu’il y a de nombreux points de convergence avec EELV, « qui est favorable à une liste commune avec nous ». Le parti écologiste [qui conteste envisager à ce jour une liste avec le PCF] se prononcera lors d’une assemblée générale le 20 juin. « Ca reste difficile avec Christophe Castaner (PS), qui se dit d’accord avec notre pacte de rassemblement… sauf sur l’austérité! » poursuit M. Coppola. « Nous exigeons de l’Etat qu’il verse à la Région les 200 M€ qu’il n’a pas compensés lors du transfert de certaines compétences. Nous refusons aussi la suppression de la clause de compétence générale (qui permet à une collectivité d’intervenir en dehors de ses compétences propres, NDLR). Quel serait le rôle d’un élu si on restreint le champ de son action politique ? C’est la négation même de la politique au sens noble du terme. Or, sur ces points, Christophe Castaner ne répond pas. »

« Est-ce que cette région va être le bas armé de l’austérité nationale et européenne ou peut-elle changer la vie des gens? »

Pour autant, « nous ne rougissons pas de notre participation à la majorité régionale à trois reprises depuis 1998. Nous n’avons pas voté le dernier budget, non pas parce qu’il y avait des élections, mais parce qu’on n’exige pas de l’Etat qu’il verse les 200 M€ dus à la Région. Est-ce que cette région va être le bas armé de l’austérité nationale et européenne ou peut-elle changer la vie des gens? Il y a beaucoup d’argent dans ce pays, il faut savoir aller le chercher avec une véritable réforme fiscale. »

Le PCF définira sa stratégie en septembre, au terme de rencontres avec les associations notamment et de la poursuite des discussions avec les autres partis de gauche. « Rien n’est écrit pour le résultat des élections », estime M. Coppola, qui se veut optimiste. « C’était déjà improbable que la gauche gagne en 1998, en 2004 et en 2010, et nous avons eu les résultats que nous connaissons. »

(Photo : Jean-Marc Coppola, porte-parole du PCF pour les régionales, est venu à la rencontre des communistes haut-alpins, ce mardi à Gap)


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