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Grâce à l’observatoire NOEMA, les astronomes ont pu détecter une région de formation stellaire très active dans le « Medusa merger » (NGC 4194). L’image multi-longueur d’onde montre « l’œil de Meduse » (orange) qui se trouve directement en dessous du trou noir au centre de NGC 4194 (blanc et vert ici). © IRAM/NASA/ESA Hubble Space Telescope, Hubble Legacy ArchiveGrâce à l’observatoire NOEMA, les astronomes ont pu détecter une région de formation stellaire très active dans le « Medusa merger » (NGC 4194). L’image multi-longueur d’onde montre « l’œil de Meduse » (orange) qui se trouve directement en dessous du trou noir au centre de NGC 4194 (blanc et vert ici). © IRAM/NASA/ESA Hubble Space Telescope, Hubble Legacy Archive

Voici la première image inédite du radiotélescope Noema, au pic de Bure

17 Juin 2015 - 11:50

Avec l’inauguration de la première des six nouvelles antennes, l’observatoire du plateau de Bure, dans le Dévoluy, est devenu Noema (NOrthern Extended Millimeter Array), le radiotélescope millimétrique le plus puissant de l’hémisphère Nord. Ce nouveau télescope a dévoilé ce mardi sa première image astronomique : une vue inédite et spectaculaire d’une région de formation stellaire inconnue à ce jour, «l’œil de Meduse» (Medusa merger).

Grâce à l’observatoire Noema, les astronomes d’une équipe internationale ont pu détecter une région de formation stellaire hyper active, entièrement inconnue à ce jour et situé dans le « Medusa merger », collision ultra lumineuse de deux galaxies à plus de 100 millions d’années lumière de nous. Les observations ont révélé une région géante, étendue sur plus de 500 années lumière, peuplée de jeunes étoiles tout juste formées. Les étoiles sont encore entièrement enfouies dans les nuages de gaz et de poussière cosmique dans lesquelles elles naissent et sont, par conséquent, complètement invisibles par les télescopes optiques. De plus, aucune des observations précédentes de cette région, effectuées dans d’autres longueurs d’ondes, n’ont pu dévoiler ce qui se cachait derrière les nuages. Malgré les efforts des scientifiques, la région spectaculaire, nommée «l’œil de Meduse», demeurait dans le noir.

Les chercheurs ont donc tenté une nouvelle voie : grâce aux antennes Noema qui détectent les molécules de cyanure d’hydrogène et de formylium, les astronomes ont enfin pu dévoiler la face cachée de «l’œil de Meduse» (en orange sur la photo). « Je ne peux vous décrire à quel point nous étions étonnés de voir cette région s’illuminer d’un coup et de la voir briller de la lumière des milliers d’étoiles formées récemment », raconte l’astronome coordinatrice du projet Sabine Koenig (Iram). « Il se trouve, que cette région est même la région la plus active de formation stellaire dans tout cet ensemble formé par la fusion galactique de deux galaxies – une pouponnière d’étoiles gigantesque !»

«Ces observations démontrent que nous maîtrisons parfaitement le nouvel instrument ainsi qu’à quel point la puissance de Noema nous permettra dans les années à venir de dévoiler et d’explorer la formation des étoiles aux endroits les plus enfouis de notre Univers», relève Roberto Neri (Iram), responsable scientifique de l’observatoire Noema.

Photo : l’image montre « l’œil de Meduse » (orange) qui se trouve directement en dessous du trou noir au centre de NGC 4194 (blanc et vert). © IRAM/NASA/ESA Hubble Space Telescope, Hubble Legacy Archive

 


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