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Tunnel du Chambon

Tunnel du Chambon : le gouvernement prend la mesure de la fermeture de la RD 1091

Une réunion interministérielle, présidée par le cabinet du Premier ministre Manuel Valls, s’est déroulée ce mardi à Paris sur la question du tunnel du Chambon et des conséquences de la fermeture de la RD 1091 entre Grenoble et Briançon. La préfecture des Hautes-Alpes annonce, ce mardi soir, que l’axe Grenoble-Briançon fera l’objet d’une réunion présidée par Michel Cadot, préfet de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, coordonnateur du massif des Alpes, et composée des préfets et des présidents des conseils départementaux de l’Isère et des Hautes-Alpes le 6 juillet prochain. L’objectif de cette réunion sera d’étudier la mise en place d’une solution définitive à moyen et long terme sur l’ex-RN 91. Ce mardi midi, les travaux ont été interrompus dans le tunnel, et les navettes lacustres suspendues, en raison de l’imminence d’un glissement de terrain.

Selon un communiqué de la préfecture, « des consignes ont été données pour faciliter la vie des habitants telles que l’assouplissement des règles de transport de malades à l’hôpital de Grenoble, la préparation de la prochaine rentrée scolaire pour les élèves actuellement scolarisés en Isère, etc. Des consignes strictes seront également envoyées pour soulager le plus possible les entreprises touchées de plein fouet par cette catastrophe naturelle. »

A la suite de cette réunion, les députés Marie-Noëlle Battistel (Isère) et Joël Giraud (Hautes-Alpes) ont été reçus à Matignon par quatre conseillers du Premier ministre.

Les deux députés indiquent dans un communiqué qu’il en est ressorti les éléments suivants :

  • « L’État prend en main au plus haut niveau les conséquences du glissement de terrain du Chambon dans la mesure où de nombreux sujets (sécurité des populations notamment) ne sont pas de la compétence du département et impactent deux départements, de surcroit dans deux régions différentes » ;
  • « l’État mobilise ses services spécialisés (restauration des terrains en montagne-RTM, bureau de recherches géologiques et minières-BRGM, centre d’études des tunnels –CETU,  centre d’études et d’expertises sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement –CEREMA) aux fins d’expertise des phénomènes géologiques, des solutions retenues et de sécurité civile » ;
  • « l’État réétudie les solutions de maintien de la liaison par : barges, pont de secours, pont flottant motorisé (sous 10 jours) et expertise la solution préconisée par le Département de l’Isère d’une piste en rive gauche de la Romanche » ;
  • « l’État prend contact avec la Société française du tunnel du Fréjus (SFTRF) en sa qualité d’actionnaire principal afin de faire bénéficier les populations impactées d’un accès facilité (réduction de tarif) au tunnel du Fréjus » ;
  • « l’État désigne le préfet de l’Isère comme interlocuteur pour les questions liées au glissement de terrain, à la sécurité des personnes et à la liaison alternative, et le préfet de massif des Alpes (préfet de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur) pour les questions liées aux conséquences économiques, sociales, de transport, de santé, d’éducation ».

Le tunnel du Chambon est fermé depuis le 10 avril, en raison du risque d’effondrement de sa voûte. Des travaux d’un montant de 1,4 M€ ont été engagés par le Département de l’Isère, mais un glissement de terrain menace de se produire au-dessus de l’ouvrage. Le conseil départemental a également décidé d’investir 5 M€ pour créer un itinéraire bis sur le versant opposé de la Romanche. Cette réunion fait suite à une rencontre d’une délégation des deux départements avec un conseiller du ministre des Transports, et à la visite à La Grave, samedi dernier, de Christophe Pierrel, chef adjoint du cabinet de François Hollande et tête de liste du PS aux élections régionales dans les Hautes-Alpes, au côté de Joël Giraud.


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